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Famille des Discoglossidés

Cette petite famille regroupe les Alytes ou Crapauds accoucheurs, les Sonneurs

 

Genre Alyte

 

Alyte accoucheur Alytes obstetricans (Laurenti, 1768)

Alyte ou Crapaud accoucheur

 

Description : « Des yeux de chat, un corps gris souris » 
Ce petit crapaud mesure moins de 5 cm, son corps est trapu, il possède une tête large et aplatie au museau arrondi. Sa peau est de couleur grisâtre, la face ventrale est blanchâtre et granuleuse. Ses yeux dorés se caractérisent par une pupille verticale en forme de fente ou plus ou moins en forme de losange.

 

Chant : « Le crapaud musicien »

L’Alyte chante de février à l’automne.

Le chant des mâles est caractéristique, il s’apparente à une note brève et flûtée très sonore qui peut être répétée 20 à 40 fois par minute.

Il est surtout émis de nuit et lorsque la température de l’air est supérieure à 4 °C.

Son chant évoque celui du Hibou petit duc Otus scops (nicheur rare en Gironde) qui est toutefois plus modulé.

 

Répartition : « Une répartition ibéro-française »

Il s’observe dans la plupart des départements français en dehors de l’extrême nord du pays, de l’Est et de la Corse.

En Gironde, l’Alyte est absent des Landes de Gascogne, on le trouve au cœur des villes et notamment sur celles de la Communauté Urbaine de Bordeaux (le Jardin public de Bordeaux abrite une importante population).

 

Habitat : « Un amoureux des vieilles pierres »
Ses habitats préférentiels sont assez variés mais toujours à proximité d’un point d’eau (il ne s’éloigne guère à plus de 100 mètres) et bien ensoleillés : on le trouve dans les talus, les murs, les tas de bois ou de pierres, les jardins, les lisières de forêts, les prairies.
Il a su s’adapter à des habitats créés par l’homme.

 

Mœurs : « Un père dévoué »

L’Alyte vit en petites colonies, les jeunes sont souvent regroupés avec des individus plus âgés sous les pierres et les souches.

Dès le mois de mars, les mâles chantent pour attirer les femelles. L’accouplement se passe sur la terre ferme (cas unique chez les amphibiens d’Europe). Le mâle masse le cloaque de la femelle pour l’aider à expulser un chapelet de 15 à 70 œufs. Avant que la masse visqueuse des oeufs ne se solidifie, le mâle y plonge ses pattes postérieures afin de fixer l'ensemble autour de ses chevilles. Il garde le couvain pendant toute la durée du développement embryonnaire (il reste caché durant la journée pour maintenir un degré d’hygrométrie satisfaisant). Au moment de l’éclosion, le mâle gagne un milieu aquatique, la coque des oeufs se déchire brusquement, libérant ainsi les têtards.

 

Menaces : « La crise du logement »

Les gravières ou sablières sont parfois comblées, utilisées comme décharges sauvages ou bien alevinées.

Les populations urbaines souffrent de l’emploi massif de produits chimiques, la carence de cachettes (banalisation des jardins et restauration des bâtiments), la raréfaction des sites de ponte, la prédation d’animaux domestiques.

 

Statut de protection :

Il est protégé en France.

Le Livre rouge des vertébrés de France ne donne pas d’indication sur l’état des populations en France faute de données suffisantes.