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Crapaud des joncs Bufo calamita (Laurenti 1768)

Crapaud des joncs ou Crapaud calamite

 

Description : « Un champion de course à pied »

Le Crapaud des joncs mesure jusqu’à 10 centimètres, il est doté de pattes arrière assez courtes et possède une palmure partielle à la base des orteils. Il se déplace rapidement.

La tête est plus étroite que chez le Crapaud commun, elle est ornée d’une bande longitudinale jaune ou blanche qui se prolonge sur la colonne vertébrale. Le dos est verruqueux, vert ou grisâtre avec des marbrures sombres ; les verrues sont souvent piquetées de rouge vermillon.

Le mâle possède un sac vocal interne situé sous la gorge.

 

Chant : « Il roule les r »

Le chant est puissant, c’est une sorte de « krrrrr, krrrrr » prolongé et roulé qui ressemble au moteur d’une mobylette dans le lointain ou au chant d’un insecte appartenant à la famille des orthoptères : la Courtilière (Grillon-taupe).

 

Répartition :

Il est désormais absent de plusieurs départements et exceptionnel dans de nombreux autres.

Les populations semblent stables dans le Sud-Ouest et autour de la Méditerranée.

En Gironde, il est présent sur l’ensemble du département mais pas de manière uniforme.

 

Habitat : « Un pionnier »

Le Crapaud calamite se rencontre dans les endroits à substrat meuble, fortement ensoleillés et dans lesquels des zones de végétation rase alternent avec des placettes de sols nus.

Cette espèce pionnière colonise facilement de nouveaux sites souvent totalement artificiels comme les gravières, les bassins de rétention des eaux pluviales…

 

Mœurs : « La danse de la pluie »

Le Crapaud des joncs est plutôt nocturne.

La période d’accouplement se situe de mars à mai et peut se prolonger jusqu’à la fin de l’été. Il y a également parfois des reproductions automnales.

Chaque femelle pond de 3000 à 4000 œufs repartis en deux cordons parallèles ; la ponte est déposée dans des milieux temporaires (flaques, ornières, fossés, prairies humides…) afin de réduire les risques de prédation (insectes aquatiques, poissons…) mais un assèchement trop rapide peut condamner tous les têtards.

 

Particularités : « Un mâle qui s’accroche »

Le mâle est facilement identifiable à ses callosités nuptiales sur les trois premiers doigts des pattes antérieures et à son sac vocal bien développé.

 

Menaces : « On lui fait de l’ombre »

Il souffre principalement de l’embroussaillement des sites, de l’urbanisation (notamment des zones côtières), et des travaux de drainage qui suppriment les petites zones inondables.

 

Statut de protection :

Il est protégé en France.

Le Livre rouge des vertébrés de France le mentionne comme « espèce à surveiller ».