Famille des Ranidés :
Elles présentent des pupilles horizontales, une taille mince, de longues jambes, une peau lisse et des replis latéro-dorsaux bien marqués. Elles se déplacent aisément au sol en sautant mais sont aussi d’excellentes nageuses. Deux grands groupes se distinguent : les grenouilles vertes, très aquatiques et bruyantes lors de la reproduction, et les grenouilles brunes, souvent plus terrestres et relativement silencieuses.
Grenouilles brunes
Grenouille agile Rana dalmatina (Bonaparte, 1838)
Description :
« La grenouille masquée »
La taille de la Grenouille agile n’excède pas 8 cm,
elle est dotée de membres postérieurs très longs. Les pattes arrière sont
souvent striées de bandes sombres transversales. Un bandeau noir s’étend du
bout du museau jusqu’à l’arrière du tympan.
La coloration de la robe est beige clair ou
roussâtre, ponctuée de taches sombres sur le dessus du corps. La face ventrale
est blanc crème.
Chant :
« Chanter sans boire la tasse »
Son chant très discret est
émis au fond de l’eau, il pourrait se traduire par un « co, co, co »…
La Grenouille agile chante
généralement la nuit.
Répartition :
« Une large aire de répartition »
Elle se rencontre dans une grande partie de
l’Europe.
En France, elle est commune
surtout dans le centre et le Bassin aquitain.
Habitat :
« Une forestière »
La Grenouille agile est une
espèce de forêts de plaine, de bocages, de boisements alluviaux. Elle se
reproduit dans des ornières, des fossés, des prairies inondées, des étangs et
des mares.
Mœurs :
« Idylle sous la pluie »
La Grenouille agile est
essentiellement terrestre, elle peut être observée en journée sur le bord des
chemins, dans les prairies, les bois.
Les premiers reproducteurs
(souvent des mâles) sont observés fin décembre à début janvier.
Lorsque les conditions
deviennent optimales (nuits pluvieuses avec une température supérieure à 8 °C)
la majorité des individus d’une population gagne les sites de ponte. Cette
reproduction très courte dans le temps est qualifiée d’explosive.
La femelle recherche des
zones avec une profondeur moyenne de 20 à 30 cm, elle appuie son cloaque sur la
végétation aquatique pour faciliter l’expulsion des œufs. La ponte forme une
boule compacte de 600 à 1400 œufs, elle est le plus souvent accrochée par le
centre à la végétation ou à une branche ; l’incubation dure environ 3 semaines.
La métamorphose des têtards a lieu 2 mois après l’éclosion.
Particularités :
« Médaille d’or du saut en longueur »
En cas de danger, elle peut
effectuer des bonds de plus de 2 m de longueur.
Sa coloration « feuille
morte » et de longues périodes d’immobilité lui permettent de passer
inaperçue dans son habitat forestier.
Menaces :
« Le maïs de la colère »
La
fragmentation du bocage isole les populations qui disparaissent à brève échéance.
Les prairies humides sont progressivement remplacées par de grandes
monocultures notamment de maïs.
Statut de
protection :
Elle est protégée en France.
Le Livre rouge des vertébrés de France la mentionne comme « espèce à surveiller ».