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Famille des Pélobatidés

Cette famille se caractérise par la présence d’un ongle corné ou couteau sous les pattes postérieures leur servant à s’enfouir.

 

Pélobate cultripède Pelobates cultripes (Cuvier, 1829)

Le Pélobate cultripède ou Crapaud à couteaux

 

Description : « Un couteau aux pattes »

C’est un crapaud nocturne de taille moyenne mesurant moins de 10 cm.

Il est massif et trapu ; les pattes postérieures possèdent un tubercule métatarsien (ou couteau) de couleur noire qu’il utilise pour s’enfouir dans le sol. Ses yeux sont proéminents, la pupille est fendue verticalement. Sa robe de couleur jaune-verdâtre est tachée de brun selon un motif propre à chaque individu. Le ventre est de couleur crème.

 

Chant : « Recalé au concours de chant »

Le chant du mâle est faible et peu audible, il est proche du caquètement d'une poule.

 

Répartition : « Avis de recherche »

Des petites populations subsistent dans certains secteurs, notamment sur la commune du Porge ou à Hourtin dans des « mares à gibier ». En 2001, des individus ont été signalés dans une prairie en bord de Garonne sur la commune de Cadaujac (Kernel ; Delprat).

 

Habitat : « Une préférence pour le bord de mer »

En Gironde, il recherche des dépressions humides arrière-dunaires en eau douce ou saumâtre,  peu profondes, bien ensoleillées avec une faible végétation riveraine.

 

Mœurs : « Des têtards sumotoris »

Crépusculaire, nocturne et terrestre, il ne se rend à l'eau que pour la reproduction qui s’étend

de la mi-février à début mai ; une seconde ponte est possible de septembre à novembre.

Les adultes sont principalement actifs au printemps et à l’automne. Les conditions optimales de sortie sont des nuits douces et humides souvent accompagnées de vent faible.

Le développement des têtards dure en moyenne 3 à 4 mois ; lorsqu’ils atteignent le dernier stade avant la métamorphose, ils mesurent de 10 à 12 cm.

Les Pélobates ne s’éloignent guère des zones de reproduction (une centaine de mètres), ils sont donc particulièrement vulnérables à toutes modifications de leur habitat.

 

Menaces : « Erreur judiciaire »

Les populations régressent fortement.

L’urbanisation semble avoir détruit les populations localisées au XIXème siècle sur l’agglomération bordelaise ; quant à celles présentes sur le cordon littoral, elles ont souffert de la fixation des dunes et de l’enrésinement qui ont fait disparaître les petites dépressions humides. Les Pélobates du Verdon-sur-Mer, localisés dans le secteur du marais du Conseiller, sont menacés par un projet d’implantation d’un port méthanier.

Un important travail de prospection est nécessaire pour connaître la répartition précise du Pélobate et des mesures conservatoires doivent être prises de toute urgence pour assurer la pérennité de cette espèce.

Attention ! Les gros têtards de Pélobate ont parfois été détruits car confondus avec ceux d’une espèce invasive : la Grenouille taureau.

 

Statut de protection :

Il est protégé en France.

Il est cité parmi les espèces « vulnérables » dans le Livre rouge des vertébrés de France.