Rainette verte Hyla arborea (Linné, 1758)
La Rainette verte ou Rainette arboricole
Description :
« Ne pas oublier la virgule ! »
C’est une petite grenouille fine qui mesure jusqu’à
5 cm. La peau est lisse, luisante et légèrement granuleuse sur le ventre. Le
dos est généralement vert tendre, mais peut changer de couleur (brun, gris,
noir et même bleu) en fonction de la température ambiante, de l’hygrométrie, du
support où il se trouve. On la distingue de la Rainette méridionale grâce à une
ligne noirâtre ou beige qui part du museau, borde ses flancs et décrit une
virgule au niveau des hanches. Cette bande sombre sépare le dos du ventre.
Chant :
« Crooner de la mare »
Le mâle possède un sac vocal particulièrement
développé qui forme au repos un « double menton » brunâtre
et ridé.
Son chant est très puissant et audible de très loin.
Il s’entend lorsque la température est supérieure à 10 °C.
Répartition :
« Colonisation du sud »
Elle est présente dans la
moitié nord de la France et le long de la côte atlantique.
Habitat :
« Une acrobranché »
On les rencontre dans les milieux marécageux et
boisés mais toujours à proximité de l'eau. Elles recherchent des sites
ensoleillés et affectionnent les prairies ouvertes parsemées de buissons ou de
zones de hautes herbes.
Mœurs :
« Têtard punk »
La Rainette verte a des mœurs plus arboricoles que
la Rainette méridionale. Elle a une activité nocturne et crépusculaire, elle
peut passer de longues heures immobile dans la
végétation.
Elle se nourrit essentiellement d'insectes volants.
La période de reproduction a lieu au printemps de
mars à juin. Les rainettes affectionnent plus particulièrement les points d’eau
de petites dimensions (mares, bassins, bras morts…) riches en végétation
aquatique, ensoleillés avec des buissons de Saules ou des ronciers à proximité.
Les femelles pondent de 800 à 1000 œufs en plusieurs fois.
Les
têtards présentent une crête dorsale marquée et des mouvements vifs et rapides
semblables à ceux des alevins.
Particularités :
« Marathonienne »
La Rainette verte
n’hésite pas à parcourir 3 à 4 km pour retrouver son site de ponte.
Menaces :
« Sus aux poissons »
Cette espèce est en déclin même si elle est parfois
localement abondante. Elle est menacée par la destruction des zones humides,
les aménagements, la pollution, l'introduction de poissons…
Statut de
protection :
Cette espèce est protégée en France.
Elle est classée parmi les espèces
« vulnérables » dans le Livre rouge des vertébrés de France.