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Salamandre tachetée Salamandra salamandra (Linné,1758)

 

 

Description : « Une tenue voyante »

Cet urodèle peut mesurer jusqu’à 21 cm.

Sa coloration caractéristique (noire avec des taches ou des traits jaune) rend son identification aisée. Sa queue est arrondie alors que les tritons possèdent une queue aplatie.

Elle possède à l’arrière de la tête deux glandes parotoïdes très proéminentes.

 

Répartition : « Elle déteste la pinède »

La salamandre est présente dans une grande partie de l’Europe.

En Gironde, elle semble être absente de la frange côtière.

 

Habitat : « L’appel de la forêt »

Elle occupe principalement le bocage et les boisements de feuillus ou mixtes. Elle n’est pas présente dans les vallées alluviales et dans les boisements purs de résineux.

 

Mœurs : « La salamandre est casanière »

La Salamandre peut être observée une grande partie de l’année, elle ne s’éloigne guère de son site de reproduction qui peut être un fossé, une mare et des petits habitats artificiels comme les lavoirs, les fontaines ou les bassins. Elle est principalement active la nuit et se réfugie souvent la journée dans le même abri ( une cavité , une souche, un trou de taupe ou de rongeur…

Après une période de gestation de plusieurs mois et souvent à l’automne, la femelle met bas dans une eau profonde à plusieurs dizaines de larves.

 

Particularités : « Animal diabolisé »

La salamandre a longtemps été considérée comme un animal diabolique doté de pouvoirs surnaturels comme celui de résister au feu ou de donner la mort juste en croisant le regard de sa victime. Ces croyances ont coûté la vie depuis des siècles à très nombreuses salamandres.

Chaque salamandre a des motifs qui lui sont propres ce qui rend possible leur individualisation (photo identification) et facilite donc l’étude des populations.

 

Menaces : « Une souche SVP »

Cette espèce souffre des sous bois aseptisés dans lesquels il n’y a plus la diversité floristique qui assure de nombreuses proies, la présence d’abris (des chablis, des souches) et  un micro relief offrant des sites de ponte.

 

Statut de protection :

Elle est protégée en France et classée parmi les espèces «  à surveiller » dans la liste rouge des vertébrés de France.