Les
amphibiens sont les espèces les plus menacées du règne animal, leur protection
est donc prioritaire. Ces animaux sont un maillon essentiel de la chaîne
alimentaire, ils défendent nos jardins contre les « nuisibles » (escargots,
limaces, etc.) et contrôlent la population de moustiques. Puis ils servent à
leur tour de nourriture aux rapaces et autres carnivores.
Le
franchissement d’une route est une épreuve supplémentaire pour ces animaux qui
subissent déjà fortement la destruction des zones humides et la dégradation de
leur environnement.
Les
amphibiens ont trois lieux de vie : leurs quartiers d’hiver (forêts,
boisements…), leur zone de reproduction aquatique et leurs quartiers d’été
(proches d’une zone humide pour la plupart d’entre eux). La
distance qui sépare ces différents milieux est très variable d'une espèce ou
d'une région à l'autre, passant de quelques dizaines de mètres à plusieurs
kilomètres.
La migration printanière regroupe souvent des dizaines
d’individus, c’est à ce moment qu’ils sont les plus vulnérables. Leur départ
vers les zones estivales est, lui, plus étalé dans le temps et représente une
menace moins importante.
Chaque
année, des populations entières sont décimées en voulant rejoindre leur suite
nuptiale…
Le
drame se produit au printemps lorsque les amphibiens migrent pour rejoindre les
zones aquatiques. Lors de ce périple nocturne et pluvieux, des centaines
d’amphibiens se retrouvent parfois contraints de traverser les routes au péril
de leur vie. Les pertes sont lourdes et de moins en moins d’individus
atteignent leur zone de reproduction…
Les
infrastructures routières, fortement présentes sur le territoire, représentent
une menace importante pour ces petits animaux fragiles.
Des
solutions ?
Des
solutions existent : crapauducs, pose de filets temporaires, détournement
ponctuel des routes à fort axe migratoire… Ces solutions sont pourtant
aujourd’hui encore peu employées faute de volonté politique.