Autoroute A65 Langon Lescar, un projet inutile, dévastateur et cher :
A65, les doutes de la CCISi la presse régionale s’est largement faite l’écho de la conférence du 27 février 2009 au cours de laquelle la CCI de Pau a présenté aux forces économiques locales un rapport censé démontrer que le Béarn, voire l’Aquitaine toute entière, allaient se retrouver (enfin) riches grâce au développement économique impulsé par l’A65, elle a curieusement omis de parler d’un autre rapport commandé lui aussi par la CCI et qui, à l’heure où sont rédigées ces lignes, est encore disponible à l’adresse suivante : http://www.aquieco.com/images/upload/etudes/impact_eco_a65_en_bearn_2008.pdf Ce rapport tente bien sûr de mettre en évidence les avantages attendus de l’autoroute, mais aussi -et plus curieusement pour une étude financée par la CCI de Pau- il met en relief des incertitudes qui lui restent liées. On peut notamment lire dans ce rapport intitulé " Impact socioéconomique de la future A65 en Béarn " la phrase suivante tirée de sa conclusion (à la page 58) : « [...] la création d’une autoroute n’est plus un atout spécifique : la plupart des territoires sont desservis, le transport routier n’est plus considéré comme un moyen de communication d’avenir et les coûts des transports par voies autoroutières sont dissuasifs (carburant et péage). On peut ainsi se demander si cette autoroute n’arrive pas « trop tard » pour provoquer un réel impact. A contrario, la réalisation trop précoce d’une liaison rapide entre Pau et Bordeaux aurait certainement freiné le développement d’activités et de services spécifiques en Béarn, le manque d’une liaison Nord Sud efficace dans la région et son manque de cohésion ayant permis jusque là l’émergence de pôles relativement autonomes contrairement à d’autres région. » Etonnant non ? On comprend que certains aient besoin de se rassurer au point de confier à d’anciens préfets la rédaction de rapports démontrant que la richesse arrivera par la route. Et ce n'est qu'un début... |
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Sans commentaires... « Le trafic de la RN 524, extrêmement faible et ne comportant que très peu de poids lourds, ne représente pas un enjeu de sécurité routière pour la traversée de Captieux. »
(Dossier des engagements de l'Etat page 14, en ligne sur le site de l'A65) |
Le dossier synthétique de l'ARLP et de la SEPANSO (pdf, 1,3 Mo)
Un pari « perdant – perdant »
et en prime, dans tous les cas, la nature perdra : des espèces, des habitats, de l'espace, du calme, de la qualité.... |
Communiqué de
presse inter-associatif du 15 octobre 2008
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L'équation financière de l'A65 a considérablement changé entre l'évaluation préalable menée par l'État et le contrat signé. Si le coût de réalisation de l'A65 est resté pratiquement identique entre 1,1 et 1,2 milliard d'euros(1), son équilibre financier a lui été bouleversé :
Comment ce doublement des recettes est-il possible ?
Les extraits joints(3) montrent très clairement que les 2 analyses sont distinctes et doivent aboutir à des calculs économiques et financiers particulièrement normés.
Cette affirmation est doublement inexacte :
Il appartient au juge administratif, en vertu des règles relatives au procès équitable et du principe du contradictoire, de faire en sorte que les parties disposent des mêmes informations. C'est pourquoi les associations ont demandé, au juge du référé, qu'il ordonne la communication de l'analyse financière dont se sert la Région sans la communiquer. Dans son arrêt en date du 30 septembre, ce juge n'a pas donné immédiatement satisfaction aux requérants, mais c'est uniquement parce qu'il estimait "que les conclusions à fin d'injonction présentées par les requérants ne sont pas au nombre des mesures que le juge des référés peut ordonner en faisant application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative,[...]" et qu'ordonner la communication des pièces demandées à ce stade de la procédure ne pourrait rien apporter de plus qu'au moment de l'instruction sur le fond. : " qu'au surplus, aucune circonstance particulière ne conférerait à la mesure sollicitée un caractère d'utilité différent de celui de la mesure que le juge de l'excès de pouvoir, saisi de la requête susvisée no 0605384, peut ordonner, [...]". Forts de cette avancée déjà considérable, nous attendons sereinement le jugement sur le fond, persuadés que le juge administratif ne pourra pas tolérer encore longtemps la dissimulation de pièces essentielles à la compréhension du dossier. CONCLUSION :En tout état de cause, preuve est faite :
Notes : 1- Mais d'’après le Canard Enchainé du 8 octobre 2008, journal habituellement bien informé, un avenant de 300 millions d’euros serait en cours de négociation, ce qui tendrait à indiquer que le coût serait désormais proche de 1,5 milliard d’euros. 2- Il n’y a pas de subvention, mais en revanche, une garantie donnée pour 50% par l'État, pour 25% par la région Aquitaine et pour 25% par les départements de la Gironde (10%), des Landes (5%) et des Pyrénées Atlantiques (10%).
3- Extrait de l'annexe 16 de la circulaire du 20 octobre 1998 :
RENTABILITÉ FINANCIÈRE DES OPÉRATIONS A PÉAGE
1. Définitions et rôles respectifs des évaluations économique et financière L'évaluation économique retient principalement des éléments non marchands (temps, confort, sécurité, nuisances) tandis que l’évaluation financière ne fait intervenir que les flux financiers en termes de recettes et de dépenses. L’évaluation économique éclaire l'intérêt de l'ouvrage pour la collectivité tandis que l'évaluation financière traduit son intérêt tant pour le concédant que pour le concessionnaire en permettant d'apprécier les conditions de sa faisabilité financière L'évaluation économique est effectuée en francs constants alors que l'évaluation financière est effectuée en francs courants L'actualisation est effectuée avec le taux du Commissariat général du plan dans l'évaluation économique tandis qu'elle est effectuée avec un taux d'intérêt pertinent pour ce type de projet, par exemple celui des emprunts à long terme, dans l'évaluation financière. |
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F.N.E. nous soutient : Lors de son assemblée générale du 29 mars 2008 France Nature Environnement (FNE) a adopté à l'unanimité la motion suivante : |
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Les grosses associations
nationales nous soutiennent :
Communiqué
inter associatif.
Premier aveu :"Si
A'liénor fait faillite, il est vrai que A'liénor aura construit
l'autoroute, donc il y aura un actif, un actif qui a une valeur. Donc
l'État et les Collectivités locales devront racheter, en fait, cet actif
." Ainsi, quand l'inévitable faillite surviendra faute de trafic suffisant, comme prévu par la clause de déchéance du contrat de concession, le contribuable sera tenu de racheter un équipement dont il n'avait pas besoin et qu'on lui avait présenté comme gratuit car entièrement payé par les péages des usagers... Si la faillite survient rapidement, le prix à payer par les collectivités pourrait s'élever à 1 milliard d'euros... Voilà qui va sans aucun doute aider la France... |
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Questions sans réponsesUne erreur
d’estimation de 500.000.000 € sur un milliard (soit 50%), ce n’est
quand même pas rien, ni à la portée de n’importe qui... La Direction Régionale de l’Équipement Aquitaine (DRE) est-elle vraiment compétente ? Car comment expliquer que cette administration, après des mois, voire des années de réflexion et d’études, ait estimé nécessaire une subvention d’équilibre de 500 millions d’euros pour compenser la faible rentabilité de l’autoroute Langon Pau, puis qu’aussitôt après avoir été choisi, mais avant la signature de la DUP, le concessionnaire de ladite autoroute ait pu annoncer que ce projet serait rentable, au point de pouvoir se passer de tout concours public et que la DRE Aquitaine, totalement désavouée dans ses chiffres, n'y ait rien trouvé à redire ?
Tout cela est-il bien sérieux ? Quand cessera-t-on enfin de nous prendre pour des imbéciles ? (Nous ne manquerons pas de mettre en ligne les réponses que nous fournirait l'administration...) |
Autoroute A65 Langon Pau
Tout cela sous quels prétextes ?Si l'on en croit la direction régionale de l'équipement :
Paysages voués à disparaître (cliquez sur les miniatures)
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Enquête publique.La Fédération SEPANSO a remis ses observations aux Commissaires Enquêteurs à l'occasion de la permanence en mairie de Bazas le 15 mai 2006 après midi.
Téléchargez les
observations formulées par la SEPANSO
L'association Alternative Régionale Langon Pau, qui regroupe des citoyens, des associations, des syndicats et des partis politiques opposés au projet d'A65 a de son côté, remis aux commissaires enquêteurs un remarquable document fournissant les motivations détaillées et documentées de cette opposition.
Téléchargez
les observations de l'ARLP Mais malgré cela, la Commission d'enquête très disciplinée, a rendu comme prévu et dans les délais impartis, un avis favorable balayant toutes les objections des associations, sans l'ombre d'une hésitation... DUP...Et après seulement quelques mois de gestation, par décret du 18 décembre 2006, les travaux de réalisation de ce monstrueux projet, destructeur, inutile et cher étaient déclarés d'utilité publique en même temps qu'était publié le même jour, un autre décret approuvant la convention de concession. La première analyse qu'on peut en faire est que si par un hasard extraordinaire le trafic entre Langon et Pau était amené à doubler sur l'autoroute à péage, par rapport à ce qu'il est aujourd'hui sur la route gratuite, (doublement qui on le comprendra aisément, est fort peu probable compte tenu des prévisions de trafic et qui en plus n'est pas souhaitable du point de vue de la lutte contre le changement climatique) l'ouvrage deviendrait alors bénéficiaire et ne coûterait rien au contribuable car il serait payé par les usagers. Mais dans le cas contraire, beaucoup plus probable bien sûr, d'infrastructure non rentable, une déchéance du concessionnaire sera prononcée et, dans ce cas, l'État récupérera à la fois l'infrastructure déficitaire et les dettes... Le contribuable sera sollicité pour rembourser au concessionnaire déchu les frais de construction engagés. Ainsi, l'autoroute présentée comme entièrement financée sur fonds privés pour paraître acceptable, coûtera finalement beaucoup plus cher au contribuable que n'aurait coûté l'aménagement sur place de la route existante, largement suffisant, vu le trafic sur cet axe. Puis recours contre la DUP et contre les délibérations des CG et du CR.Constatant des carences très graves dans l'étude d'impact (impasse totale sur la présence de certaines espèces protégées à haute valeur patrimoniale sur le fuseau étudié, absence de bilan carbone), un manque d'impartialité manifeste de certains membres de la Commission d'enquête (deux d'entre eux étaient très liés à des structures qui font un lobbying actif en faveur du projet) et craignant que le contribuable ne doive payer à terme pour compenser le manque de rentabilité de l'ouvrage (les conseillers généraux et régionaux ont voté des délibération sans être en possession de tous les éléments pouvant les éclairer sur les risques pris par leurs collectivités), un groupe de particuliers, et d'associations, soutenu par des élus(1), a déposé des recours administratifs, tant au niveau du Conseil d'État (contre la DUP) que des tribunaux administratifs (contre les délibérations des conseils généraux des Landes, et de Gironde et contre une délibération du Conseil Régional). à suivre...(1) Les élus qui ont déposé des recours à nos côtés sont :
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Une autoroute ça
facilite tellement les transports et ça améliore tellement la mobilité
que parfois ce ne sont pas uniquement les marchandises qui voyagent,
mais carrément les entreprises qui s’en vont au loin... Sans les
salariés toutefois. |
Visitez la page de la
SEPANSO sur l'A65, écrite au moment de la pseudo concertation
Communiqué de presse
Autoroute A65 Langon Pau (07/04/2006)
Communiqué de presse
Autoroute A65 Langon Pau (15/03/2005)
Lettre
au Préfet d'Aquitaine (12/04/
2005)
Alternative
Régionale Langon Pau,
Comité
Contre la Frénésie Autoroutière
Site
officiel de la Direction Régionale de l'Équipement dédié au projet A65
(présentation du projet avec la vision des
services de l'équipement, téléchargement du dossier présenté à
l'enquête, etc.)