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Epandage aérien de pesticides dans les Landes

La Directive européenne du 21 octobre 2009 (n° 2009/128/CE), interdit l’épandage de pesticides par voie aérienne (avion ou hélicoptère). Elle précise que « la pulvérisation aérienne de pesticides est susceptible d’avoir des effets néfastes importants sur la santé humaine et l’environnement, à cause notamment de la dérive des produit pulvérisés ». La loi Grenelle 2 du 13 juillet 2010 (article 103) modifie le Code rural et de la pêche maritime (article L253-3) pour interdire la pulvérisation de pesticides par voie aérienne.

Cependant, sous la pression de certains lobbies, un arrêté ministériel du 31 mai 2011 autorise les préfets à accorder des dérogations. Une circulaire du ministère de l’agriculture du 5 mars 2012 introduit de nombreuses exceptions à l’interdiction d’épandages aériens, ouvrant la porte à une pratique de dérogations organisées.

La préfecture des Landes a autorisé cet été les dérogations demandées sur le maïs doux et le maïs grain :
  • arrêté préfectoral du 20/07/2012 concernant les communes de Argelouse, Parentis-en-Born, Saugnacq-et-Muret et Sore .
  • arrêté préfectoral du 13/08/2012 concernant les comunes de Baudignan, Biscarrosse, Boos, Bourriot-Bergonce, Cachen, Callen, Commensacq, Créon d’Armagnac, Escource, Garosse, Herre, Laboueyre, Labrit, Le Sen, Lencouacq, Lesperon, Liposthey, Losse, Lubbon, Lue, Luglon, Luxey, Maillas, Mailleres, Mano, Mimizan, Moustey, Onesse-et-Laharie, Parentis, Pissos, Retjons, Rion-des-Landes, Sabres, Sainte-Eulalie-en-Born, Sanguinet, Saugnacq-et-Muret, Sindères, Solférino, Sore, Trensacq, Vert et Ychoux.
Les insecticides utilisés (Coragen, Sherpa 2CG) sont dangereux pour la santé humaine, les abeilles et l’environnement. Leur dispersion dans l’eau est très toxique pour les organismes aquatiques. Dans un passé récent, des cas d’intoxication liés aux produits phytosanitaires, dont un grave à Port-de-Lanne, se sont produits lors d’épandages dans les Landes.

Or, il existe des solutions biologiques pour lutter contre la pyrale et autres insectes qui attaquent ces cultures. La pyrale n’est que la conséquence d’une monoculture intensive. Il faut donc modifier des pratiques agricoles qui conduisent à la dégradation rapide de l’environnement, des sols, des ressources en eau et ne pourront que nuire gravement à la santé des habitants.

Dans ce contexte, la SEPANSO 40 et d'autres associations demandent l'arrêt des dérogations et une remise en cause des pratiques agricoles.

Pour appuyer cette demande, vous pouvez signer cette pétition...