Coordination Aquitaine sur les Transports
Soutenue au plan national par : France Nature
Environnement (FNE)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
mardi 9 octobre 2007
Un Grenelle « mou » n’empêchera pas le saccage de l’Aquitaine.
Les associations réunies au sein de la coordination
Aquitaine sur les transports sont extrêmement déçues par le manque
d’ambition affiché lors de la Phase 1 du Grenelle, en passe de se
transformer en marché de dupes dont les ONG environnementales sortiraient
grandes perdantes.
Sur le thème du climat et de l’énergie notamment, les multiples projets
d’infrastructures qui promettent de saccager l’Aquitaine sont à peine
évoqués, et ce, au travers de la seule proposition de réalisation d’un
« schéma national des nouvelles infrastructures de transport ».
Quid du moratoire autoroutier, première mesure de bon sens qu’il fallait
proposer ? Mesure qui aurait dû être accompagnée, à la lumière du Changement
Climatique et de l’indispensable lutte qu’il impose, d’une remise à plat de
tous les programmes délirants de travaux publics, en particulier ceux qui
furent induits par le CIADT du 18 décembre 2003 !
Les infrastructures de transport recoupaient pourtant transversalement
toutes les thématiques du Grenelle (voir annexe ci-dessous), et
constituaient de façon directe ou indirecte une menace pour le climat,
l’énergie, la biodiversité, la santé, tout en engloutissant pour un bénéfice
réduit ou nul, des crédits qui feront défaut à d’autres usages plus
intelligents et utiles.
A ce titre, les nouvelles infrastructures linéaires et en particulier les
autoroutes, auraient mérité d’être placées au premier plan des
préoccupations traitées par le Grenelle au lieu de faire l’objet de
propositions sans consistance noyées parmi d’autres.
En conséquence, la coordination aquitaine sur les transports demande à
toutes les structures, associatives ou autres, censées représenter l’intérêt
général, de se pencher plus sérieusement sur les projets d’infrastructures
routières et ferroviaires, avec en filigrane l’ardente obligation du
réemploi et du recyclage de l’existant, et d’exiger le gel immédiat de tous
les projets autoroutiers qui constituent aujourd’hui pour la France un
véritable anachronisme.
(PJ ci-dessous en annexe : interactions entre
infrastructures de transport et les 6 thématiques du Grenelle)
Signataires :
Associations et coordinations concernées par les projets
d'autoroute Langon-Pau (A65) et Hendaye-Bordeaux (A63) de contournement
autoroutier de Bordeaux, de LGV, de transnavarraise, de gravières :
-
Alternative Régionale Langon/Pau,
-
Aquitaine
Alternatives,
-
Assodef Pays
d'Abet-Lahontan
-
Bassin
d’Arcachon Écologie,
-
CADE
-
Coimères
Environnement,
-
Coordination
Bordeaux Incontournable,
-
Greenpeace
Aquitaine,
-
Landes
Environnement Attitude (LEA )
-
Landes
Graves Palus Environnement (LGPE)
-
Les Amis de
la Terre Landes,
-
Les Amis de
la Terre Périgord,
-
Lurra Zain,
-
Mieux vivre
à Doumy,
-
Ortzadar,
-
SEPANSO Aquitaine
(Fédération
)
-
SEPANSO
Dordogne,
-
SEPANSO
Gironde (Fédération)
-
SEPANSO
Landes,
-
SEPANSO Pays
Basque,
-
Vivre Dans
la Lande
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Annexe. : Interaction
entre infrastructures de transport et les 6 thématiques du Grenelle.
Pour mémoire, les infrastructures de transport touchent les préoccupations des
groupes suivants :
o Tous les grands chantiers sont générateurs de GES à la construction, puis à
l’utilisation. L’artificialisation des sols réduit considérablement leurs
capacités de stockage de carbone.
o Les autoroutes constituent un puissant facteur d’incitation au transport routier
gros consommateur d’énergies fossiles et émetteur de CO2.
o La très grande vitesse des trains favorisée par les LGV entraîne une
surconsommation énergétique considérable.
o Les chantiers d’infrastructures sont toujours dévastateurs pour la faune, la
flore et les ressources en eau. Ces infrastructures sont réalisées aux
dépens du milieu naturel qu’elles consomment, cloisonnent, fragmentent et
polluent.
o Les pollutions et les nuisances sonores portent directement atteinte à la santé.
-
Groupe 4
« Adopter des modes de production et de consommation durables :
agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêts et usages durables
des territoires »
o La consommation de territoires par les infrastructures contribue à la réduction
des espaces agricole et forestier justifiant ainsi l’intensification des
productions sur les surfaces restantes.
o La façon dont les grandes infrastructures sont imposées aux citoyens sans
possibilité de remettre en cause leur opportunité autrement que par les
tribunaux est un contre-exemple parfait en terme de « démocratie
écologique ».
o Les sommes considérables englouties dans de nouvelles infrastructures pour un
bénéfice économique très limité, voire nul, feront défaut à d’autres
branches de l’économie plus rentables et plus favorables à l’emploi.