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Article emprunté à la SEPANSO Gironde:  http://www.sepanso.org/gironde/

 

Projets de LGV GPSO (Bordeaux/Toulouse et Bordeaux/Dax) : enquêtes publiques du 14 octobre au 8 décembre 2014

 

 

Après une longue concertation laissant soigneusement de côté les interrogations légitimes du public sur la rationalité de projets si coûteux écologiquement (emprise de 4804 ha) et financièrement (9,5 milliards €), trois enquêtes publiques sur les projets de LGV Bordeaux/Toulouse et Bordeaux/Dax (programme GPSO) se déroulent du 14 octobre au 8 décembre 2014.
Par son analyse du 23/10/2014, la Cour des Comptes met en évidence les limites de pertinence de la grande vitesse ferroviaire, et tout particulièrement de ce projet GPSO.

Trois enquêtes publiques sur les projets de lignes ferroviaires à grande vitesse au sud de Bordeaux (LGV GPSO) se déroulent simultanément du 14 octobre au 8 décembre 2014 en région Aquitaine et en région Midi-Pyrénées. [1].

Au vu des effets catastrophiques du chantier en cours de la LGV Tours-Bordeaux dans le Nord-Gironde, les girondins ont toutes les raisons de redouter les impacts prévisibles des 110 km de lignes ferroviaires nouvelles du projet GPSO au Sud-Gironde.
La Cour des Comptes a publié opportunément le 23/10/2014, un rapport sanglant sur les limites de pertinence de la grande vitesse ferroviaire, visant tout particulièrement le projet de LGV SEA (Tours-Bordeaux) ainsi que ce projet de LGV GPSO [2] . Elle pointe aussi le bilan carbone très relatif de ces projets.

1°) Enquête publique concernant les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux
- Les dossiers soumis à enquête publique sont consultables ici
Les informations sur le déroulement de l’enquête sont consultables ici

2°) Enquête publique concernant les lignes ferroviaires nouvelles Bordeaux/Toulouse et Bordeaux/Dax
- Les dossiers soumis à enquête publique sont consultables ici
- Les informations sur le déroulement de l’enquête sont consultables ici

3°) Documents à consulter  :
- Dossiers des projets de LGV GPSO, mis en ligne par RFF :
http://www.gpso.fr/documents_telecharger.html
- Actes du colloque du 16 septembre 2014, sur l’évaluation socio-économique des projets de transport. On y trouve pages 55 à 65 une intéressante restitution sur l’évaluation de la première phase du Grand Projet Ferroviaire du Sud Ouest (GPSO). Commissariat Général à l’Investissement (CGI). Novembre 2014
http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/141029actes_colloque_16_septembre_2014_calculs_socio-economiques_0_cle1b66f2.pdf
- Débat public de 2006 sur le projet de LGV Bordeaux/Espagne
http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-projet-ferroviaire-bordeaux-espagne/
- Débat public de 2005 sur le projet de LGV Bordeaux/Toulouse
http://sites.debatpublic.fr/lgv-bordeaux-toulouse/
- Expertise indépendante réalisée dans le cadre du débat public du projet de LGV Bordeaux/Espagne. 2006
http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-projet-ferroviaire-bordeaux-espagne/documents/etude-complementaire-cndp.html
- Comment contenir les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports  ? Analyses Economiques. Octobre 2004. Ministère des Finances.
https://www.tresor.economie.gouv.fr/file/326743

4°) Fédérations et organisations socio-professionelles de Gironde hostiles au projet
- Sylviculteurs
- Fédération départementale des chasseurs de la Gironde
- Syndicat Mixte d’Aménagement du Bassin Versant du Ciron
http://www.sepanso.org/gironde/IMG/pdf/-29.pdf

5°) Echos médiatiques
- LGV : un dialogue de sourds.Paul-Michaël Borgne.Le Républicain. 03/12/2014
http://www.lerepublicain.net/lgv-un-dialogue-de-sourds_22905/
- Ils veulent faire dérailler le projet LGV. Le Républicain. 19/11/2014.
http://www.lerepublicain.net/ils-veulent-faire-derailler-le-projet-lgv_22494/
- Sud Gironde : les sylviculteurs ne veulent pas de la LGV. Pierre Lascourrèges. Sud-Ouest. 10/11/2014.
- De l’eau apportée au moulin des anti-LGV . F. Gallitre. Sud Ouest. 27/10/2014
http://www.sudouest.fr/2014/10/27/de-l-eau-apportee-au-moulin-des-anti-lgv-1717071-2808.php
http://www.sudouest.fr/2014/11/10/ils-ne-veulent-pas-de-la-lgv-1731339-2780.php#article-comments
- Enquêtes au volume XXL. Laurie Bosdecher. Sud-Ouest. 22/10/2014
http://www.sudouest.fr/2014/10/22/enquetes-a-u-volume-xxl-1712013-2780.php
- Les riverains solidaires contre le projet LGV.P. Brassié. Sud-Ouest. 14/10/2014
http://www.sudouest.fr/2014/10/14/les-riverains-solidaires-contre-le-projet-lgv-1703133-2910.php
- Sud Gironde : les opposants à la LGV affûtent leurs arguments. C. Dawmont. Sud-Ouest. 13/10/2014
http://www.sudouest.fr/2014/10/13/les-opposants-a-la-lgv-affutent-leurs-stylos-1701924-2780.php

- Sud-Gironde : première réunion des anti LGV à Cudos. C. Dawmont. Sud-Ouest. 11/10/2014
http://www.sudouest.fr/2014/10/11/sud-gironde-premiere-reunion-des-anti-lgv-a-cudos-1701098-2853.php

Mise à jour du 05/12/2014

Notes
[1Ces enquêtes publiques concernent les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux, les projet de lignes nouvelles Bordeaux/Toulouse et Bordeaux/Dax, et les aménagements ferroviaires au nord de Toulouse. Beaucoup s’interrogent sur la raison profonde d’avoir lancé 3 enquêtes simultanées au lieu d’une, alors que les 3 dossiers soumis à enquête publique comportent plus de 80% d’éléments communs, dont les 5 volumes de l’étude d’impact globale et unique pour les trois opérations

 

 

Communiqué de presse - le 23 juin 2013

Coup d’arrêt aux LGV : la voie du bon sens

La SEPANSO et tous les Aquitains de bon sens ont pris connaissance avec satisfaction des articles de presse dévoilant quelques aspects du rapport de la Commission Mobilité 21 chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures de transport, qui les confortent dans leurs analyses.
La SEPANSO rappelle son opposition ancienne aux LGV vers Toulouse et vers l’Espagne du projet GPSO, y compris la LGV Bordeaux-Toulouse qui ne présente pour l’Aquitaine que des aspects négatifs et qui mérite elle aussi d’être abandonnée, comme va l’être Bordeaux-Hendaye.

La SEPANSO tient à redire qu’en matière de transports ferroviaires, il faut démystifier la très grande vitesse. L’urgence n’est pas dans la construction au travers des campagnes, de lignes permettant à une élite circulatoire de rouler très vite, mais dans l’entretien et dans la modernisation des infrastructures existantes, indispensables pour les déplacements quotidiens de milliers d’usagers.

D’une utilité douteuse et extrêmement coûteux, les grands chantiers tels que ceux des LGV du GPSO sont particulièrement dévastateurs en termes de consommation d’espace, de coupures de territoires et de destruction de la biodiversité. Ce sont des projets d’une époque révolue, l’heure n’est plus au gaspillage des terres.

Enfin, pour ce qui est des quelques acquisitions foncières réalisées prématurément pour donner l’illusion que les projets étaient trop avancés pour être abandonnés, la SEPANSO propose que ces terrains soient réaffectés pour permettre l’installation de jeunes agriculteurs et pour servir d’ossature aux continuités écologiques de la Trame Verte et Bleue.

 

Plusieurs milliers de manifestants à Bayonne contre les lignes à grande vitesse vers l'Espagne et Toulouse.

Près de 10 000 personnes, dont des militants de plusieurs collectifs départementaux du Sud-ouest (CADE pour le 64 et collectifs des départements 47, 33, 40, 82), des membres d’associations de protection de la nature et des simples citoyens ont manifesté, samedi 27 octobre 2012, à Bayonne pour redire leur refus des grands projets inutiles et imposés.

 
 Allocution du maire de Saint-Pierre-d'Irube avant le discours de clôture par Victor Pachon.

Cette manifestation, qui s'est déroulée de façon tout à fait pacifique, à l'appel du très dynamique Collectif d'Associations de Défense de l'Environnement (CADE), était ouverte par 106 tracteurs démontrant l’attachement des paysans à leur terre, suivis d'élus portant une banderole "Non à la nouvelle ligne ferroviaire, Pour la modernisation des voies actuelles".

Si les manifestants venaient majoritairement des Pyrénées-Atlantiques et en particulier du Pays-Basque, nombreux étaient aussi ceux qui étaient venus de plus loin, des autres départements du Sud-ouest concernés par le projet GPSO : Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne, pour dénoncer dans son ensemble ce projet qui promet de balafrer nos campagnes et nos forêts sur plus de 400 kilomètres de Bordeaux à Hendaye et de Bordeaux à Toulouse, anéantissant au passage des milliers d’hectares de territoires naturels, forêts et terres agricoles.
Après avoir déambulé dans la vieille ville pendant environ deux heures, le cortège, coloré par les pancartes et les banderoles qui, quand elles ne servaient pas à identifier leurs porteurs, avaient comme point commun le refus de ce grand projet inutile, s’est dispersé dans la bonne humeur, aux alentours de 17h30, à l’issue d’un remarquable discours de clôture prononcé par porte parole du CADE après l’allocution du Maire de Saint Pierre D’Irube.

 

NB. Comme à l'habitude quand des manifestations remettent en cause des projets soutenus par le monde économique et les grands élus, on a pu noter une extrême timidité du grand quotidien régional qui, hors Pays Basque, n'a consacré qu'un entrefilet de quelques lignes à l'évènement dans son édition du dimanche. Mais ça n'aura surpris personne....

 

Discours de clôture prononcé par Victor Pachon pour le CADE.

Bonsoir,

Encore une fois notre manifestation a été imposante et unie. Nous étions 106 tracteurs et 10000 manifestants.

Un grand merci à toutes et à tous pour avoir répondu présents.
Un grand merci aux agriculteurs qui bien que n’ayant pas fini tous les travaux des champs étaient si nombreux.
Un grand merci à ceux qui sont venus de loin, du Tarn et Garonne, du Lot et Garonne de Gironde, des Landes, du Pays Basque Sud et pardon pour ceux que j’oublie.
Un grand merci à BIZI ! dont la dernière action spectaculaire a particulièrement éclairé nos idées et notre mobilisation.
Une pensée pour les travailleurs du ferroviaire (Novatrans notamment) que la politique du tout financement pour le TGV emporte dans une spirale de destruction.
Une pensée pour notre Dame des Landes près de Nantes où un autre combat contre un projet inutile et Imposé du nouveau Ayraultport connait des heures sombres : 500 policiers, deux hélicoptères, des lieux d’habitation rasés, des arbres coupés, des champs sillonnés par des pelleteuses pour les rendre incultivables… La rage des expulsés est aussi la notre !

Aujourd’hui on ne vous abreuvera pas de chiffres pourtant de jour en jour en notre faveur, aujourd’hui, nous martèlerons que le message est clair : Nous ne voulons pas de ce projet ! la population n’en veut pas ! Sous Sarkozy comme sous Hollande c’est non !

Aujourd’hui, au-delà de ce message s’il est un hommage qu’il faut rendre c’est celui que nous vous devons à vous tous ici présents:
Lorsqu’ils ont pointé leur nez, langue de marbre et cervelle de béton, le projet GPSO sous le bras, nous avons bien flairé les estimations bidon, le projet falsifié, le débat confisqué et le passage en force. Intuition vérifiée et transformée en certitude par les études indépendantes.
Un à un, nous avons relevé tous les défis, tous les arguments, patiemment avec la confiance de ceux qui ont raison nous avons expliqué sans relâche. Et une même conscience partagée s’est levée. C’est vous tous, une force immense.

Désormais, nous sommes leur mauvaise conscience !

Ils savent que le temps, jour après jour, nous donne raison et ils veulent faire vite et rendre le projet inéluctable. Tant pis pour la dette abyssale (29,6 milliards pour RFF, Presque 8 pour la SNCF et 13 pour le clandestin Service Administratif de la Dette, organisme créé uniquement pour planquer 13 milliards de dette). L’argent coule à flot encore au Conseil régional qui vient de voter 5 millions pour poursuivre les études.
Ils savent qu’ils n’ont plus aucune imagination, ils savent qu’ils n’ont plus que des schémas momifiés à plaquer sur une réalité qui leur échappe.
Et nous, nous savons que l’heure est au « moins mais mieux ». Moins de grands travaux ruineux et plus de modernisations de l’existant !
Et nous, nous savons que l’heure n’est plus à consommer l’équivalent de trois planètes en rêvant d’en consommer six. Nous n’avons qu’une planète et nous l’avons mise en danger.

Ceux qui portent et alimentent cette prise de conscience c’est vous tous, les opposants à la LGV.
Ces opposants sont debout. Ils n’ont pas l’argent facile des CCI, ils n’ont que leurs fonds de poche. Ils ne circulent pas la nuit dans les couloirs du pouvoir et dans les officines des lobbies.
Ils sont debout, les opposants, avec l’obstination de ceux qui ont raison et qu’on veut museler.
Ils sont debout car ils savent qu’ils ont la force de soulever des montagnes. Et nos montagnes à nous ce sont les cœurs et la raison gonflés d’indignation.
Ils sont debout les opposants et ils sont contagieux ! De l’Allemagne au Maroc, de l’Italie à la Grande Bretagne, au Pays Basque, en Gironde, en Lot et Garonne, dans les Landes, en Limousin, dans le Var et en Bretagne, les opposants contre les Grands Projets Inutiles et Imposés se lèvent en même temps et se retrouvent.

Le changement, maintenant, le vrai, celui de la prise de conscience et de la résistance, c’est vous!

Merci !

 


 

Retour vers le réel.

Communiqué de la SEPANSO - le 13 juillet 2012

La SEPANSO salue les conclusions de la Cour des comptes et les propos du ministre du Budget pointant l’irréalisme des projets de lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV).
Ces projets, lancés par les gouvernements précédents, dans une période d’exubérance financière, apparaissent aujourd’hui en complet décalage avec les réalités économiques.
Alors que RFF n’a jamais pu lui fournir les éléments demandés de justification socio-économique des Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO), la SEPANSO se trouve confortée dans ses doutes sur la pertinence des 2 projets de LGV Bordeaux/Toulouse et Bordeaux/Espagne, d’un montant total de près de 10 milliards d’euros.
Il n’est plus possible d’ignorer que de l’autre côté des Pyrénées, les projets de LGV ont largement contribué à la faillite de l’Espagne.
La fragilisation du modèle économique des TGV est reconnue par la SNCF qui en vient à développer les transports par bus longue distance pour répondre aux besoins de mobilité de moins en moins satisfaits par l’offre TGV en raison de son prix trop élevé.
Pour la SEPANSO, la priorité n’est pas dans la réalisation de lignes nouvelles, mais dans la modernisation des lignes existantes où chaque minute gagnée revient de 5 à 10 fois moins cher, ce qui permet au plus grand nombre d’accéder au transport ferroviaire.
Instruite par l’expérience désastreuse de l’autoroute A65, échaudée par les dommages environnementaux considérables relevés sur le chantier de la LGV Tours-Bordeaux, et redoutant le fiasco financier prévisible des 2 projets de LGV dans le Sud-Ouest, la SEPANSO demande à ce que l’intérêt écologique, économique et social de ces projets soit réexaminé d’une manière transparente, à l’aune des contraintes financières actuelles.
 

Quand RFF se contredit...

Devant le Collège des Acteurs Locaux le 16 juin 2011 RFF a fait la réponse suivante au représentant de la SEPANSO :
http://www.gpso.fr/CR_CAL_16juin11.pdf

"Au-delà de 160 km/h, la consommation énergétique des TGV augmente en fonction du carré de la vitesse."

Selon ce principe un accroissement de la vitesse de 200 à 300 km/h, (augmentation de vitesse d'un facteur 1,5) devrait conduire à une augmentation de la consommation d'un facteur 1,5 au carré, soit 2,25 ou 225% pour une vitesse accrue de 50%

Mais dans un communiqué destiné au grand public et révolutionnant les lois de la physique, elle minimise la consommation la rendant inférieure à l'augmentation de vitesse (30% pour une vitesse accrue de 50%):
http://www.gpso.fr/communique_presse_26_janvier_2012.pdf

"à 300 km/h, la consommation d’électricité d’un TGV sur une ligne nouvelle n’est supérieure que de 30% à ce qu’elle est à 200 km/h." (sic)

Ainsi chez RFF, selon l'auditoire auquel on s'adresse, et surtout selon ceux qui s'expriment, techniciens ou communicants, pour une même augmentation de vitesse de 50%, la consommation énergétique augmenterait soit de 225% soit de 30%.

Comment avoir confiance ?


Pourquoi les associations de protection de la nature d'Aquitaine
ne veulent pas des projets de LGV.

Depuis sa création en 1969, la SEPANSO est de tous les combats touchant la protection de l’environnement en Aquitaine.
En matière d’énergie, de climat ou de transports, elle a lutté contre la construction des centrales nucléaires de Golfech et Braud-et-Saint-Louis, leur préférant la sobriété énergétique et les énergies renouvelables, elle s’est battue contre le tunnel du Somport lui préférant la réouverture de la voie ferrée Pau Canfranc et s’est fortement mobilisée contre le contournement autoroutier de Bordeaux, mis en sommeil mais toujours menaçant, puis contre la construction de l’autoroute A65, pourtant présentée par ses promoteurs comme une infrastructure écologiquement vertueuse, indispensable au désenclavement de l’Aquitaine. Aujourd’hui encore, nous continuons d’ailleurs à dénoncer cette infrastructure inutile, coûteuse et dévastatrice encore présentée par le concessionnaire, certains élus et même la DREAL Aquitaine comme une parfaite réussite environnementale, compatible avec le Grenelle.

Aujourd’hui, d’autres projets de grands chantiers d’infrastructures, inutiles, dévastateurs et hors de prix, dont le choix relève de méthodes plus que contestables et de processus de décisions défaillants et partiaux, menacent une fois de plus les derniers grands espaces naturels de notre région.

Il s’agit des projets de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne, décidés contre la volonté de la population et des élus de terrain et dont les tracés ont été imposées malgré la très forte opposition citoyenne exprimée durant deux débats publics en 2005 et en 2006 puis ont ensuite été finalisés à l’issue d’un simulacre de concertation, retenant chaque fois de façon inexplicable les choix de passage les plus mauvais pour l’environnement.
L’ouverture de ces nouvelles saignées en dehors des corridors de transport existants aurait pour conséquence la stérilisation de milliers d’hectares de milieux naturels, forêt et terres agricoles, doublée d’une fragmentation durable de l’espace traversé. Une analyse des premiers résultats des inventaires mis en ligne sur le site internet de RFF, montre que 155 sites à forts enjeux écologiques, parmi lesquels 12 sites Natura 2000, risquent d’être impactés.
Ces deux projets, regroupés sous le nom de GPSO (Grands projets du Sud Ouest), sont présentés comme une avancée technique répondant à des besoins futurs de mobilité, mais en filigrane on retrouve à la fois le souhait de quelques grands élus de marquer leur passage par de grandes réalisations, symboles de modernité, et le besoin impérieux de remplir les carnets de commande du BTP en ouvrant de grands chantiers qui comme au XIXème siècle, sont censés apporter le bonheur et la prospérité.

Quand on regarde de plus près, on constate que ce sont curieusement les mêmes qui ont imposé l'A65 au prétexte de « désenclaver » Pau, qui utilisent des fonds publics pour soutenir le low cost et qui maintenant prétendent vouloir favoriser le report modal en créant des LGV…

Paradoxalement, pour des projets censés permettre un gain de temps maximum, les tracés des deux LGV du GPSO viennent faire des détours importants (près de 70 km pour Bordeaux Espagne et près de 40 pour Bordeaux-Toulouse) dans des secteurs naturels agricoles ou forestiers, aggravant d’autant le bilan carbone en phase chantier[1] mais aussi en phase d’exploitation[2]. Compte tenu de l’allongement des distances, on en arrive, malgré des investissements excessivement lourds, à des gains de temps ridicules par rapport à une modernisation bien faite des voies existantes. Ceci avec une dépense énergétique fortement accrue, pour des trains qui vont parcourir davantage de kilomètres à une vitesse plus élevée. Car la grande vitesse, faut-il le rappeler, est génératrice d’une consommation bien plus importante, proportionnelle au carré de cette vitesse[3] . L’usure de l’infrastructure et du matériel roulant augmente elle aussi de façon exponentielle avec la vitesse qui se paye ainsi au prix fort.

De plus, on savait dès le débat public du projet ferroviaire Bordeaux-Espagne en 2006, que RFF avait largement surestimé la saturation des voies afin de justifier l’ouverture de lignes nouvelles. On vient maintenant de découvrir que pour chiffrer le bilan carbone de ses projets, Réseau Ferré de France s’est appuyé sur un facteur d’émission des TGV 8 fois plus faible que celui suggéré par l’ADEME[4] ce qui relativise largement les prétendus bénéfices de tels projets en terme d’émissions de GES. Le besoin accru en énergie et le recours aux énergies carbonées sont quant à eux attestés par un projet de centrale thermique à Captieux en Sud-Gironde, destinée à alimenter les LGV, faute de réseau électrique suffisant.

Aujourd’hui les projets des deux lignes du GPSO (Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse) se chiffrent entre 16 et 18 milliards d’euros. Soulignons que ces investissements très lourds se font toujours au détriment de l’entretien du réseau ferré classique dont l’utilité pour les déplacements quotidiens de milliers d’usagers n’est plus à démontrer. L’abandon de certaines dessertes pour cause de LGV aura paradoxalement pour conséquence immédiate un recours accru à l’usage de l’automobile et, à terme, les lignes laissées à l’abandon feront cruellement défaut, quand le prix du pétrole incitera les usagers des transports à vouloir davantage utiliser le rail dans leurs déplacements quotidiens.

Nous soulignerons aussi que sur les lignes nouvelles le positionnement des gares à l'extérieur des villes implique un usage systématique de l’automobile pour s’y rendre. De même, les coupures de territoires, mal compensées par des rétablissements de voirie trop espacés, occasionnent des parcours kilométriques plus longs pour les riverains dans leurs déplacements quotidiens, ce qui chaque fois aggrave l’impact des LGV en matière d’émissions de GES.

Nous noterons encore que, compte tenu du prix des péages appelé à croitre de façon importante pour amortir les investissements très lourds pour des lignes assez peu fréquentées, le TGV sur voies nouvelles dédiées sera de plus en plus réservé à une élite circulatoire financièrement aisée, contrairement à ce qu’aimeraient croire certains. Paradoxalement, si toutes les LGV étaient construites, le prix du billet pourrait être si élevé sur certains trajets que l’avion risquerait de devenir plus compétitif car moins cher et de drainer davantage de clientèle, allant à l’inverse du but poursuivi.

En tout état de cause, la plupart de ces lignes nouvelles ne pourraient être rentables qu'au prix d'un accroissement insoutenable de la mobilité, avec des conséquences climatiques négatives.

L'inutilité des lignes du GPSO n'est pas une simple affirmation des opposants. Elle a été confirmée chaque fois que des études indépendantes ont été produites. Que ce soit sur Bordeaux-Espagne[5] ou sur Bordeaux-Toulouse[6], il ressort de ces études que le réseau n’est pas saturé et que l'aménagement et la modernisation des voies existantes offriraient des temps de parcours très proches pour des investissements bien moins élevés.

Compte tenu de tout ce qui précède, il est compréhensible que notre fédération soit extrêmement critique vis-à-vis des projets LGV du Grenelle dont le coût environnemental et économique est tout à fait disproportionné au regard des services attendus.

Cet avis se situe aux antipodes de celui des adorateurs de la grande vitesse pour qui ne comptent que la performance technique et les minutes gagnées pour un hypothétique report modal et qui, par ailleurs, font preuve d'un aveuglement total sur les très nombreuses conséquences environnementales négatives des LGV. Ce refus des LGV par la SEPANSO est celui d’une fédération d’APN, favorable au ferroviaire plutôt qu’à la route ou à l’avion, mais opposée aux grands chantiers inutiles, ruineux et dévastateurs, d'autant plus que le choix de ces chantiers relève chaque fois de méthodes et de processus de décisions défaillants et partiaux.
 

Fait à Bordeaux le 20 janvier 2012


[1] Emissions de CO2 par les défrichements et la déstructuration des sols naturels, émissions pour la fabrication des aciers et du béton, par les engins de terrassement, pour le transport des remblais, etc….

[2] Emissions liées à la production électrique, perte de capacité des sols à capter le CO2, émissions dues aux déplacements induits, etc.

[3] http://www.gpso.fr/CR_CAL_16juin11.pdf- page 2 -  "La consommation énergétique des trains"

[4] ADEME. Guide des facteurs d’émission. Juin 2010. version 6.1. Facteur d’émission des TGV : 22,395 geqCO2/voy.km  http://www.agap-pro.com/info/wp-content/uploads/2011/11/ademe-metro-chapitre-4-transport.pdf

[5] Etude du cabinet SMA associé au cabinet Prog Trans : http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-projet-ferroviaire-bordeaux-espagne/documents/etude-complementaire-cndp.html

Etude du cabinet Citec : http://www.ustaritz.fr/fileadmin/images/actus/LGV-Basque_Comparaison_Infra_tp.pdf

[6] http://www.sudouest.fr/2011/11/25/l-alternative-etude-a-l-appui-562644-731.php


Fiche commune SEPANSO et FNE Midi-Pyrénées.

Le 4 novembre 2011, les fédérations SEPANSO et FNE Midi-Pyrénées se sont rencontrées à Agen pour finaliser une position commune sur les projets de LGV du GPSO en prévision de l'appel des 3000 présenté lors du congrès de FNE du 28 janvier 2012.

Une fiche intitulée "Mettre les transports sur de bons rails" a été placée sur la carte de France des combats et des initiatives régionales publiée sur le site de FNE. http://www.fne.asso.fr/fr/nos-dossiers/elections-2012/la-carte-de-france/lappel-des-3000-dans-les-territoires.html#LaCarte

 

 

 


Cliquez sur l'image pour obtenir la fiche en pdf

 

Consultez le positionnement de la SEPANSO sur les LGV - Mise à jour mars 2010

Diaporama SEPANSO présenté en réunions publiques.

GPSO : LGV nouvelles dans le Sud-Ouest

Non à la LGV. Vidéo sur les nuisances de la nouvelle ligne TGV Bordeaux-Toulouse, réalisée par un membre de l'asso ASEP Castelmayran.
 

Consultez la Charte d'Hendaye (signée le 23 janvier 2010 à Hendaye par des associations françaises, et européennes)

 

Attention un train peut en cacher un autre.

 

C’est ce qu’ont pensé les défenseurs du transport ferroviaire membres de la SEPANSO quand, après avoir largement exprimé leur point de vue lors des débats publics, ils ont découvert, faussement maquillé aux couleurs du Grenelle, le projet GPSO (Grands Projets du Sud-Ouest) qui n’est ni plus ni moins qu’un vieux rêve d’ingénieur mégalo se concrétisant sous la forme de deux lignes nouvelles à grande vitesse (LGV), l’une de Bordeaux vers Toulouse, l’autre de Bordeaux vers l’Espagne, hautement destructrices de l’environnement d’Aquitaine.

 

En effet, c’est un chantier pharaonique, avec pas moins de 450 km de voies nouvelles projetées au travers de la forêt et des milieux naturels du grand Sud Ouest, qui est censé permettre aux voyageurs en quête de performances, de traverser l’Aquitaine du nord au sud et le grand Sud-ouest d’ouest en est, à grande vitesse et à coups de milliards d’euros empruntés à nos enfants. Ceci alors même qu’il suffirait d’améliorer, d’aménager et de mieux entretenir les voies ferrées existantes pour offrir à bien moindre frais un service comparable, voire supérieur si on considère les populations desservies par l’amélioration des voies actuelles et celles qui ne le seraient pas par les voies nouvelles.

 

Vous avez dit concertation ? [1] Et voilà maintenant que pour finir de déguiser le loup en grand-mère, on nous noie sous des multiples réunions de pseudo-concertation, destinées à nous persuader que ces choix sont les nôtres et surtout qu’ils sont irréversibles. L’intérêt principal de cette concertation, on ne peut plus bidon, est que chaque acteur ayant participé sera finalement jugé coresponsable des décisions de RFF au moment où les populations lésées demanderont des comptes... La ficelle est quand même un peu grosse.

 

PhB

[1] Témoignage d'un habitant de Lucbardez

Retrouvez les pages consacrées précédemment aux lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.


Lettre aux candidats aux élections régionales

La Coordination Vigilance LGV a envoyé une lettre aux candidats aux élections régionales leur demandant leur position sur le projet de LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne.

"... nous souhaiterions connaître la position qui sera la vôtre : estimez-vous que les populations qui s’opposent au saccage de leur région avec l’argent qu’on leur ponctionne méritent d’être entendues ou bien comptez-vous, malgré l’opposition croissante des citoyens concernés, poursuivre ce projet si vous êtes élu(e)."

Télécharger le texte intégral (pdf).

Les réponses reçues sont consultables sur le site de l'association LGPE.


Manifestation le 6 mars 2010 à Nérac (47)

Vue aérienne chantier LGV
Parce qu'un chantier de LGV, c'est ça...

Après Bayonne, Langon et Hendaye, la manifestation contre les projets de nouvelles LGV organisée le samedi 6 mars à Nérac (47) par l'association Très Grande Vigilance en Albret a encore été un énorme succès.

Au spectacle de ces 4.000 personnes (familles, élus, chasseurs, associations de protection de la nature, simples citoyens...) qui s'étaient déplacées pour défendre l'environnement et leur cadre de vie, on mesure que la mobilisation ne faiblit pas. Bien au contraire, elle gagne du terrain et s'étend désormais sur l'ensemble des tracés et même au-delà, car la protection de l'environnement et la gestion des deniers publics sont l'affaire de tous.

La SEPANSO était là pour dire NON à de nouvelles balafres dans nos campagnes et nos forêts, NON au gaspillage d'argent public pour des projets destructeurs et OUI à la modernisation et au recyclage des lignes existantes, OUI au maintien du fret, OUI aux dessertes ferroviaires de proximité, OUI à un transport ferroviaire respectueux des hommes et de la nature...

Comme les précédentes, cette manifestation n'était qu'une étape. Il y aura d'autres actions. Restons mobilisés et n'oublions pas à chaque occasion de demander à nos élus de défendre vraiment l'intérêt général en abandonnant ces projets du siècle passé.

Manifestation Nérac
Le 6 mars à Nérac, nous n'avions pas les mêmes photographes que le journal Sud-Ouest

Pétition contre les nouvelles LGV et pour l'aménagement et l'amélioration des voies existantes

Vous voulez manifester votre désaccord contre la construction de nouvelles lignes à grande vitesse et votre préférence pour l'amélioration des infrastructures existantes... Imprimez (format pdf) et faites circuler la pétition avant de la renvoyer à la SEPANSO ou à la Coordination Vigilance LGV ou signez la pétition en ligne !

Manifestation à Hendaye le 23 janvier 2010

Le samedi 23 janvier, une manifestation a réuni à Hendaye environ 15 000 opposants à ce projet de LGV nouvelles, inutiles, ruineuses et dévastatrices.

Le matin, une réunion a permis aux représentants d'une vingtaine d'associations françaises (dont la SEPANSO) mais aussi espagnoles et italiennes de partager leurs expériences sur des projets similaires. Cette réunion a abouti sur la signature de la Charte d'Hendaye, texte rappelant l'absurdité de ces projets, d'un point de vue écologique, socio-économique et humain et demandant aux autorités nationales et européennes de revoir leurs politiques dans le domaine des transports.

Affiche manifestation Hendaye       

Annonce des tracés décidés lors du Comité de Pilotage du 11 janvier

Après des mois de laborieuse concertation destinée à donner une illusion de démocratie participative dans ce qui restera une scandaleuse tentative de passage en force au mépris des populations, RFF a enfin pu dévoiler les tracés retenus par le Comité de Pilotage du GPSO lors de sa réunion du 11 janvier 2010.

Détail amusant mais très significatif : Les fuseaux censés être décidés le 11 avaient été rendus publics dès le 8.

Ainsi, avec RFF tout devient possible, y compris arriver 3 jours avant d'être parti. Si ce n'est pas de la grande vitesse, on se demande ce que c'est... En tout cas on est bien loin des trains qui arrivent en retard.

Mais à part ça, promis, juré, c'était une vraie concertation et rien n'était décidé d'avance.

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En analysant les cartes, les internautes qui croyaient en la nécessité de faire des liaisons les plus courtes et les plus droites possible apprécieront la géométrie des tracés. Des mauvaises langues prétendent qu'en passant par Captieux (33) pour aller de Bordeaux à Irun ou par Bernos (33) pour aller de Paris à Toulouse, si on avait recherché le moyen d'offrir au BTP les chantiers les plus longs et les plus juteux possible, on ne s'y serait pas pris autrement. Pour augmenter la facture, on peut encore imaginer un tunnel hélicoïdal autour de la Rhune ou la traversée des Landes en souterrain...

Mais que personne ne s'imagine à l'abri. Habituellement les fuseaux retenus à ce stade de la procédure sont moins définitifs qu'on ne le croit. Ils sont bien souvent des leurres destinés à focaliser l'attention des opposants, qui pendant qu'ils tentent de combattre les aberrations les plus criantes des tracés, enfin rejoints par les élus favorables au projet qui n'ont plus rien à craindre, oublient d'en contester l'essence même.

Malgré tout, la mobilisation ne faiblit pas et se renforce de jour en jour. La contestation ne se limite plus au Pays-Basque et au Sud-Gironde. Des associations se créent dans les Landes et le Lot-et-Garonne, des réunions publiques s'organisent ici et là. Une réunion d'information vient de rassembler le jeudi 14 janvier plus de 550 personnes à Nérac (Lot et Garonne) et une nouvelle manifestation se prépare à Hendaye pour le 23 janvier pour redire " Pas de lignes nouvelles, NI ICI, NI AILLEURS ! "

Communiqué de la SEPANSO
 
Le 11 janvier 2010
 
2010 : année de la biodiversité : RFF déraille en Aquitaine !
 
Sourd à l'opposition croissante à ses projets ferroviaires en Aquitaine, RFF[1] vient d'annoncer son choix de fuseau des 1000 mètres pour le tracé des Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO)[2]. La Fédération SEPANSO Aquitaine dénonce le simulacre de concertation qui a abouti à ce résultat.
Elle constate aussi la perte de légitimité de ces projets.
En cette année 2010, dédiée à la biodiversité, il semble pour le moins scandaleux que RFF ait choisi d'ouvrir un nouveau corridor ferroviaire dans le Sud-Gironde, les Landes, le Pays-Basque et le Lot-et-Garonne, qui saccagerait irréversiblement de nombreuses zones naturelles parmi les plus riches et les plus fragiles de l'Aquitaine.
Alors que les prévisions les plus récentes démontrent que les lignes classiques existantes suffisent largement à accueillir le trafic fret et voyageurs jusqu'en 2050, on chercherait en vain la justification de tels projets, sinon celle d'alimenter le plan de charge des BTP.
Alors que les riverains de l'autoroute A65 Langon-Pau subissent actuellement les impacts du chantier et demain les nuisances du trafic autoroutier, il nous semble inacceptable de leur imposer la « double peine » d'un nouveau chantier de LGV et des nuisances ferroviaires associées.
Quel crédit apporter aux professions de foi des promoteurs de la LGV en faveur du report modal, alors que ceux-ci n'en continuent pas moins de relancer les programmes autoroutiers concurrents (A65, A63, A650...) ?
Tout en étant très favorable au développement du transport ferroviaire, la Fédération SEPANSO tient à réaffirmer son opposition aux créations de lignes nouvelles à grande vitesse en Aquitaine.
Sa détermination à s'y opposer reste entière et se trouve renforcée à l'annonce des tracés retenus par RFF.
La SEPANSO soutient la modernisation, la sécurisation et la mise aux normes des lignes existantes, permettant une desserte équilibrée des territoires aquitains, notamment le Bassin d'Arcachon et la région d'Orthez.

 


[1] RFF : Réseau Ferré de France
[2] LGV GPSO : projets de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne

Manifestation contre les projets de lignes nouvelles à Langon

Affiche manifestation Langon 28 novembre

Une manifestation a réuni entre 2000 et 3000 personnes le samedi 28 novembre à Langon, contre les projets de nouvelles lignes à grande vitesse dans le Sud-Ouest. Un représentant de la SEPANSO a fait partie de la délégation reçue par Madame la Sous-préfète de Langon à l'issue de la manifestation. Il a pu, au côté des élus et des représentants de la coordination associative Vigilance LGV, exprimer notre rejet du projet de lignes nouvelles Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse et demander l'aménagement et la modernisation des lignes existantes, ceci afin d'offrir de meilleurs fonctionnalités au transport ferroviaire dans la région, sans pour autant dépenser une fortune empruntée aux générations futures pour créer de nouvelles saignées dans les derniers grands espaces encore préservés d'Aquitaine.

Communiqué de presse de la coordination associative Vigilance LGV

La SEPANSO rencontre le collectif LGV Orthez Oui

Une délégation de la SEPANSO composée de Pierre Davant, Daniel Delestre, Michel Rodes et Philippe Barbedienne a rencontré le 15 octobre 2009, les membres du collectif "LGV Orthez Oui", qui milite pour garder le passage des TGV à Orthez sur les voies existantes, afin de continuer à desservir tout le bassin d'emploi situé dans l'aire d'influence de la cité béarnaise.

La SEPANSO qui depuis le début se bat pour une meilleure utilisation des voies existantes, seule alternative à la création de nouveaux corridors de circulation dans les espaces naturels, a tenu à apporter son entier soutien au collectif crée par René Ricarrère, Conseiller Régional et ancien maire d'Orthez, et dont l'action en faveur de la circulation des trains sur les voies existantes est tout à fait complémentaire des actions entreprises au Pays Basque et en Gironde par d'autres collectifs ou associations.

http://www.lgv-orthez-oui.com/

Projets de lignes nouvelles LGV, la résistance se montre.

Le samedi 17 octobre 2009, une manifestation a réuni 10.000 à 12.000 personnes à Bayonne parmi lesquelles de nombreux élus ceints de leur écharpe tricolore venus du Pays Basque, mais pas seulement, puisque des élus du Sud Gironde s'étaient aussi joints au cortège, accompagnant une petite délégation de citoyens et associatifs membres de la coordination vigilance LGV, venus dire " OUI à l'amélioration des voies existantes " et " NON à la création de voies nouvelles LGV, inutiles, chères et dévastatrices de l'environnement ".

La SEPANSO, représentée par sa section SEPANSO Pays Basque et par des adhérents venus de Gironde, des Landes et du Lot et Garonne était présente aux côtés du CADE et des autres associations pour dire sa détermination à lutter contre un projet qui va nuire aux populations.

Conséquence édifiante de cette démonstration de force, le lundi suivant, le grands quotidien régional Sud-Ouest, n'a pas consacré une seule ligne dans son édition papier de Gironde à cet évènement pourtant sans précédent en Aquitaine.

Ce black out sur les propositions alternatives aux LGV est a mettre en parallèle avec les nombreux reportages publicitaires faits à la gloire des chantiers de LGV dans toutes les éditions au printemps dernier...

Une question reste entière :  à partir de quel nombre de manifestants une action en faveur de l'amélioration des lignes existantes a-t-elle des chances d'être relatée dans toutes les éditions du journal Sud-Ouest ?

Lettre ouverte aux conseillers régionaux

La Coordination des Associations Vigilance LGV nous a communiqué le courrier qu'elle venait d'adresser aux Conseillers Régionaux le 12 octobre 2009 : c'est avec plaisir que nous la publions in extenso.

Contact:
coordination-asso-vigilance-LGV@orange.fr


 

Liens :

Des opposants aux LGV...
- au Pays Basque : http://www.voiesnouvellestgv.webou.net/accueil.htm
- dans le sud de la Gironde : http://www.adiu.fr/a/index.php/Adiu/AntiLGV
- en Albret : http://www.tgv-albret.fr/