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LGV Bordeaux - Toulouse Contribution au débat public de la SEPANSO Fédération Régionale Aquitaine de France
Nature Environnement |
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De façon générale, notre Fédération accorde au rail une priorité, s’agissant
tant du transport des personnes que de celui du fret. Le rail est plus sûr, il
coûte moins cher du point de vue environnemental et énergétique, il occupe un
minimum d’espace par rapport aux autres types d’infrastructures, et il est enfin
le mode le moins nocif en matière d’impact sur l’effet de serre.
Cependant, il apparaît tout aussi primordial à notre Fédération, à un moment où l’on peut mesurer de façon plus précise les dégâts opérés sur les milieux naturels et les ressources aussi bien physiques que patrimoniales de notre pays, de protéger ce qu’il en reste, et que pourtant la société contemporaine semble s’acharner à détruire de façon quasi-systématique. Enfin, le dérèglement climatique, aujourd’hui reconnu comme un danger majeur pour les décennies qui viennent, et la crise croissante de l’énergie, sont des paramètres à prendre très au sérieux. Dans ce contexte, la SEPANSO considère que la politique des transports actuelle est non soutenable, et qu’elle doit donc être globalement repensée. Cette politique doit prendre en compte les besoins en transport des personnes et des marchandises et favoriser les systèmes qui permettent de transporter simultanément les deux. Le gain de temps en effet ne justifie pas toutes les absurdités. Dans cette perspective, la SEPANSO estime qu’il faut également que l’Union Européenne s’efforce de promouvoir les moyens modernes comme les téléréunions, visioconférences et systèmes d'échange numérique pour rendre inutile une grande part des déplacements professionnels. Et de même, qu’elle s’efforce de limiter les déplacements de marchandises, en poursuivant une internalisation rigoureuse et dissuasive des coûts de transports, et en incitant à la consommation prioritaire de biens produits localement.
La SEPANSO ne s’est pas opposée au développement des Lignes à Grande Vitesse, lorsque leur choix était justifié.
Le TGV est d’abord apparu comme est l’outil le plus sûr sur moyenne distance
continentale pour freiner une extension explosive de l’avion - mode beaucoup
plus polluant dans le contexte du changement climatique. Les débuts de la LGV
SEA ont d’ailleurs montré, alors même qu’elle n’est pas achevée, le bien fondé
de ce raisonnement.
Ce sont ces deux avantages qui ont justifié le soutien des associations au
projet de LGV Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA). Au stade actuel, ces
justifications existent-elles encore ? Dans la négative, les LGV perdraient leur
principale justification environnementale.
Nous comprenons tout à fait le désir des Toulousains de voir s’améliorer
sensiblement leur liaison avec Paris, mais il apparaît que le choix qui a été
fait est tout, sauf logique. La ligne droite restant tout de même la plus courte
distance d’un point à un autre, faire passer par Bordeaux pour aller de Paris à
Toulouse n’est pas un projet raisonnable. La LGV Paris Toulouse via Bordeaux
n’est en réalité qu’une compensation pour la suppression du projet de P.O.L.T
pendulaire, qui représentait une autre logique en terme d’Aménagement du
Territoire. A défaut de cette solution, moderniser cette ligne en ayant par
exemple recours au pendulaire (voir dossier du maître d’ouvrage, p 96) nous
paraîtrait un compromis résolument moderne, financièrement beaucoup plus
économique, et satisfaisant en terme de vitesse.
Le projet présenté nous paraît très ambigu. |
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Malgré l’opacité du dossier du maître d’ouvrage en terme de localisation des fuseaux de 10 km, le triangle qu’est susceptible de traverser le tracé commun et ses embranchements au Sud et vers l’Est représente en fait des milieux naturels encore très peu aménagés par l’homme, à l’habitat et aux modes de vie anciens, où la nature n’a pas été sensiblement modifiée depuis des lustres, et constituant ainsi un patrimoine précieux, témoin du passé régional. Cet espace vient d’être ouvert par la « route de l’A380 ». Il va, si l’on n’y prend garde, être à nouveau éventré par l’autoroute A65 Langon-Pau en tracé nouveau. Et maintenant, RFF propose une nouvelle coupure majeure avec cette option Sud, écornant de plus l’angle Nord-Est du Parc Régional des Landes de Gascogne (voir encart ci-contre D. Dron). |
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Il est clair pour notre fédération que du point de vue de la protection de
l’environnement naturel, humain, et patrimonial, ce choix est le plus mauvais
possible. Nous en refusons donc très fermement le principe. 4. - Des absences importantes. Le problème des granulats.
(26 juillet 2005) |