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LGV Bordeaux - Toulouse

Cette page, dédiée au projet de LGV Bordeaux-Toulouse avant sa fusion avec le projet Bordeaux-Espagne, n'est plus mise à jour.

Retrouvez l'actualité de ce projet sur la page GPSO (Les Grands Projets du Sud-Ouest) 

  Le Ciron dans son écrin de verdure. Site Natura 2000 menacé par la LGV et par l'autoroute A65

La vallée du Ciron, site Natura 2000 menacé par le projet

 

Alors que le Sud Gironde et la Haute Lande ne sont pas encore remis de l'ouverture en force de la route à grand gabarit, dite "route de l'A380", imposée par l'État au travers d'une loi d'exception pour les besoins d'une société privée...

Alors que, contre toute logique, le projet de création d'une autoroute Langon Pau en tracé neuf n'est toujours pas abandonné et menace les milieux naturels encore préservés du Sud-Gironde, de l'Est des Landes et du Nord des Pyrénées Atlantiques...

Ces même zones naturelles font aujourd'hui l'objet de convoitises de la part des promoteurs de la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse destinée à concurrencer l'avion à l'horizon 2020 pour le transport de passagers, époque où l'envol des prix du kérosène devrait à lui seul sérieusement limiter celui des passagers... qui se reporteront alors vraisemblablement vers le train sans qu'il soit besoin pour cela de cloisonner encore plus les milieux naturels....

Car bien que l'essentiel du débat porte sur l'opportunité du projet et sur le choix entre quatre scénarii de desserte des villes d' Agen et Montauban, on nous informe de trois options de passage entre Bordeaux et Agen, dont l'une, dite "option Sud" a manifestement la faveur du maître d'ouvrage, au point même que "L'évaluation du projet a été établie sur la base du coût de construction de l'option Sud" (p.84 du dossier).
Cette préférence marquée s'explique aisément car ce tracé idéal pour RFF, passe dans des zones assez peu habitées du massif landais où le prix de la terre reste assez bas comparativement à d'autres secteurs. Le promoteur de la LGV voit là une occasion facile de réaliser des économies, tant en achat de terrains qu'en conflits de voisinage, ce dernier point étant présenté comme une "sensibilité environnementale moindre".

Ces zones sont certes peu peuplées mais, contrairement à ce qu'a écrit le maître d'ouvrage, elles sont tout à fait précieuses sur le plan environnemental ; du fait justement de leur caractère encore peu perturbé par les activités humaines et épargnées par les grandes infrastructures. On y trouve à la fois des grands espaces vierges et des habitats et espèces remarquables comme ceux qui ont suscité le classement de la vallée du Ciron au titre de Natura 2000.

Un DÉBAT PUBLIC, ouvert du 8 juin au 18 novembre 2005 (prolongé jusqu'au 25 novembre), a permis de s'informer et de donner son avis sur ce projet.

Le dossier est consultable sur le site de la comission nationale du débat public :
http://www.debatpublic.fr

La leçon des réunions publiques. (à l'issue des dernières réunions)

  • 150 personnes environ à Bordeaux le 20 juin pour s'informer et faire part de leurs inquiétudes.

  • 500 personnes à Langon le 15 septembre pour exprimer leurs craintes et affirmer un refus de ce projet.

  • 800 personnes à Langon le 28 septembre pour redire la même chose avec force,

  • 1000 personnes à Bordeaux à la réunion de clôture (dont la date et le lieu ont pourtant été déplacés plusieurs fois et qui s'est tenue en un lieu très difficile d'accès à cause des bouchons sur la rocade bordelaise à cette heure là...) pour clamer unanimement (population, élus, socioprofessionnels et associations) que ce projet n'est pas le bienvenu en Aquitaine car il y a plus urgent en terme de transports.

Les comptes-rendus des premières réunions sont consultables en ligne sur le site de la CPDP et montrent le fossé existant entre l'opposition farouche, massive et argumentée relevée en Gironde et le soutien mou et sans convictions reçu d'un public clairsemé dans les autres réunions publiques.
http://www.debatpublic-lgvbordeaux-toulouse.org/actualite/compte_rendu.html

Ces chiffres parlent d'eux même, tout comme parlent les contributions adressées à la CPDP et consultables sur le site :
http://www.debatpublic-lgvbordeaux-toulouse.org/documents/autres_contributions.html

On notera la qualité de l'argumentation relevée dans certaines contributions très critiques envers ce projet, à opposer aux contributions et paroles d'acteurs favorables, qui se contentent bien souvent de répéter sur un ton incantatoire les arguments du maître d'ouvrage (par exemple que l'option sud présenterait moins de contraintes environnementales) et qui relèvent davantage d'une logique de croyance religieuse dans les bienfaits du progrès quel qu'il soit, que de conclusions résultant d'une analyse sérieuse des avantages et inconvénients du projet.

Après un débat d'une telle richesse, la décision finale du Ministre devrait apporter un éclairage très intéressant sur la façon dont est perçue en haut lieu la procédure de débat public. Autrement dit : on saura si cet exercice de démocratie participative sert réellement à orienter les décisions ou bien si tout est décidé d'avance et s'il s'agit d'une simple formalité destiné à donner l'illusion d'une participation du public.

 

 Attention danger ! Le TGV rend sourd ! 

C'est une des premières conclusions qu'on peut tirer à ce stade du débat.

En effet, à la lecture du document de RFF  "Ce que RFF a entendu au cours du débat" publié en ligne sur la page des contributions du site de la CPDP , http://www.debatpublic-lgvbordeaux-toulouse.org/docs/pdf/dossier_mo/ce-que-rff-a-entendu.pdf

on se rend bien compte que  les représentants de RFF entendent très mal ! !  

Comment expliquer autrement que le rejet massif et unanime de ce projet de ligne en site nouveau en Gironde et dans la partie rurale du Lot-et-Garonne n'ait pas été entendu ? Et à quoi cette surdité peut-elle être due si ce n'est à un effet TGV ?

(PhB le 25/11/2005)

Même si d’une manière générale, la SEPANSO considère favorablement le rail du point de sa consommation énergétique, de ses faibles émissions de gaz à effet de serre ou de sa sécurité, notre fédération conteste l’opportunité du projet proposé de Ligne à Grande Vitesse (LGV)  Bordeaux-Toulouse.

Aujourd’hui, l’Aquitaine, et en particulier la région bordelaise, sont submergées d’un trafic de poids lourds en transit Nord-Sud, sans cesse croissant, aux multiples nuisances et qui ne nous paraît plus supportable. La priorité, pour les Aquitains, est la maîtrise de ce trafic de marchandise, notamment par un transfert modal de la route vers le rail.

Or, le projet de LGV Bordeaux -Toulouse, destiné principalement au trafic de voyageurs, ne répond pas au problème posé aux aquitains du développement incontrôlé de ce trafic de poids lourds. Pire, il détournerait d’importantes ressources financières et naturelles au profit d’une cause que nous jugeons non prioritaire.

De plus, ce projet de LGV, venant après le projet d’autoroute A65 Langon-Pau, finirait de saccager les grands espaces naturels préservés du Sud-Gironde,  en les condamnant à devenir couloir de transport. 

Enfin, nous tenons à rappeler que le développement de nouvelles infrastructures ferroviaires est peut-être nécessaire, mais en tout cas insuffisant, pour stopper le déclin constaté du fret ferroviaire de la SNCF.

Ci-dessous tracé Sud ayant la faveur du maître d'ouvrage.

Le fuseau Sud qui a la préférence de RFF

Cliquez pour agrandirDes cartes plus détaillées sont désormais accessibles
 Carte Bordeaux-Agen  (pdf)
Carte Agen-Toulouse (pdf)

  (attention fichiers volumineux >3,5 Mo patience en bas débit)
Cliquez sur la miniature ci-contre pour l'image jpg, puis agrandissez

Il faut, parallèlement à la libération de voies pour le fret, mettre en œuvre des mesures incitatives, qui favoriseront ce transfert modal de la route vers le rail, et amélioreront la compétitivité du rail. Parmi celles-ci, on peut citer :

-         mise en œuvre par l’État d’une politique d’internalisation des coûts externes des transports routiers de marchandise 

-         démarche plus dynamique de Réseau Ferré de France (RFF), pour "raccorder" de nouveaux clients Fret en France

-         politique commerciale Fret plus "agressive" de la SNCF, en France et en Europe

Pour en savoir plus, cliquez sur les liens ci-dessous  :

   Contribution détaillée de la Fédération SEPANSO pour le débat public. (page html chargement rapide)

   Contribution détaillée de la Fédération SEPANSO pour le débat public. (format pdf  1,8Mo haut débit préférable)

   Version pdf du diaporama de la SEPANSO  (format pdf  1,08 Mo)

   Autre contribution détaillée  (page html)

    Autres liens traitant du sujet : http://lea.asso.free.fr

Autre dossier ferroviaire concomitant

    Liaison ferroviaire Bordeaux Espagne (dite LGV Bordeaux Espagne)

 

Faire systématiquement passer tous les nouveaux projets dans des zones naturelles préservées est une faute !        

Dans l’intérêt des générations futures, il faut désormais apprendre à réutiliser et à recycler nos infrastructures comme nous commençons à le faire de nos déchets.

(Conclusions du diaporama - Ph.B. 15/09/05)

La pinède de la Haute Lande

 

 

 

 

Quoi de plus beau qu'une LGV ou qu'une autoroute ?

 

 

Un paysage banal de la Lande,

 

 

      La nature toute simple...