Impacts de l’éolien sur l’avifaune

 

Selon la LPO, le nombre de cas de collisions constaté en France est extrêmement variable d’un parc à l’autre. L’estimation de la mortalité réelle varie selon les parcs de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an, des résultats comparables à ceux obtenus aux Etats-Unis (5,2 ) ou au Canada (8,2). [1]
Les passereaux en migration et les rapaces nicheurs sont les espèces les plus impactées en France.
Les migrateurs, principalement des passereaux, représentent environ 60 % des cadavres retrouvés. Les Roitelets à triple bandeau et les Martinets noirs, impactés principalement lors de la migration postnuptiale, sont les espèces les plus dénombrées sous les éoliennes françaises. Les rapaces diurnes, représentant 23 % des cadavres retrouvés – principalement pendant la période de nidification – forment le deuxième cortège d’oiseaux impacté par les éoliennes.
Sur les 97 espèces retrouvées, 75 % sont officiellement protégées en France. 10,2 % des cadavres appartiennent à des espèces inscrites à l’Annexe I de la Directive Oiseaux tels que le Faucon crécerellette, le Milan royal, le Milan noir ou le Busard cendré et 8,4 % appartiennent à des espèces considérées comme menacées sur la liste rouge française à l’instar du Gobemouche noir, du Bruant jaune, etc…
L’implantation des éoliennes dans ou à proximité des ZPS (Natura 2000) génère la plus grande mortalité
La mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1 000 m des Zones de Protection Spéciale (zones Natura 2000 au titre de la Directive Oiseaux) et elle y affecte bien plus qu’ailleurs les espèces patrimoniales.

Notes

[1Selon une étude de SEO BirdLife, le nombre d’oiseaux tués par les éoliennes chaque année en Espagne pourrait atteindre 8 000 000 d’oiseaux – soit 450 oiseaux par éoliennes et par an.