LGV Tours-Bordeaux : impacts en Nord-Gironde

 

Le chantier de la LGV Tours Bordeaux a impacté très lourdement le Nord Gironde, déjà traversé par l’autoroute A10, la Nationale 10 et 2 voies ferrées classiques (Bordeaux/Paris et Bordeaux/Nantes), et affecté par l’immense décharge de Lapouyade.
Depuis la mise en service commercial de la nouvelle ligne le 2 juillet 2017, les riverains découvrent la réalité des nuisances sonores liées au passage des trains à grande vitesse, bien supérieures à ce qui était annoncé par SNCF Réseau et le concessionnaire LISEA.

Après les effets dévastateurs de l’autoroute A65 sur le cadre de vie et les milieux naturels du Sud Gironde, une nouvelle infrastructure linéaire de transport a impacté lourdement cette fois-ci le Nord Gironde.
Il s’agit de la nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA), mise en service commercial le 2 juillet 2017, et qui traverse la Gironde sur près de 30 km, de Lapouyade à Ambarès. Ce projet, attendu par les uns et redouté par les autres, a été réalisé dans le cadre d’un contrat de Partenariat Public Privé, si décrié aujourd’hui. [1]
Ces 302 km de lignes nouvelles entre Tours et Bordeaux destinées à réduire d’environ 60 minutes le trajet Paris-Bordeaux, auront coûté 7,8 milliards d’euros, auquel il convient de rajouter 1,2 milliards d’euros d’aménagements complémentaires ce qui chiffre la minute économisée à environ 150 millions d’euros.
Les conditions de financement de ce projet font l’objet d’une analyse critique de la Cour des Comptes, dans son rapport du 23 octobre 2014.
16 communes de Gironde ont été affectées à des degrés divers par ce projet. [2]

Emprise du projet
L’emprise réelle du projet de LGV SEA Tours Bordeaux est bien supérieure à la valeur affichée par RFF lors des enquêtes publiques de 2005 et 2007.
Ainsi, RFF continuait d’affirmer jusqu’en 2010, que l’emprise totale du projet sera de 3400 hectares pour 302 km de lignes nouvelles et 38 km de raccordements. [3]
La réalité est tout autre.
Avec une emprise réelle à fin 2012 de 5309 hectares [4], la réalité à fin 2012, est supérieure de 56% aux informations données par RFF, lors des enquêtes publiques.
Ramenée à la longueur totale de ligne nouvelle (302 km), cela signifie que chaque kilomètre de ligne nouvelle engendre l’expropriation et l’artificialisation de 17,5 hectares de sols naturels , agricoles ou forestiers.
Comment croire encore à la sincérité des dossiers soumis à enquête publique ?
Il y avait sans doute des solutions plus efficaces, tant en termes économiques qu’environnementaux, d’augmenter la capacité du réseau ferroviaire entre Tours et Bordeaux. Mais étaient-elles conformes à l’intérêt du BTP ?
A noter que cette emprise du projet n’est toujours pas stabilisée, plus de 2 ans après la signature du contrat de concession et près de 7 ans après le Décret d’Utilité Publique, puisque de nombreuses enquêtes parcellaires complémentaires se déroulent encore régulièrement, conduisant à une augmentation de cette emprise [5] .
Il convient de rajouter à cette emprise directe, les emprises indirectes liées à l‘ouverture de nouvelles gravières pour satisfaire les besoins en granulats du chantier, ou bien liées à l‘extension du réseau d’alimentation électrique haute tension des sous-stations de la future ligne LGV. [6]
Tous ceux qui prennent le temps de constater les effets du chantier, sont effarés par les dégats : on ne parle maintenant que de la "plaie béante de la LGV". [7]
Rien qu’en Gironde, le projet a entraîné le défrichement de 140 hectares d’espaces forestiers, et la destruction d’une trentaine d’hectares de vignes. [8]
De nombreux sites naturels sont concernés, notamment plusieurs stations écologiques (Pas de Lapouyade, Le Caillou, Bois Noir, Jean Noël...), le site Natura 2000 des vallées de la Saye et du Meudon et la zone humide de la Virvée.
Il convient de rajouter aux nombreuses conséquences environnementales du projet, l’impact des nombreux engins de chantier. [9]
Pour cet immense chantier qui va durer près de 5 ans, la SEPANSO s’efforce, autant que faire se peut, de veiller au respect par le concessionnaire LISEA des engagements de l’Etat sur le département de la Gironde , et des règlements et lois en matière d’environnement.

Impact sonore de la nouvelle ligne
Contrairement aux engagements de l’Etat, de RFF et du concessionnaire LISEA [10], l’impact sonore du passage des trains à grande vitesse, incommode gravement les riverains.

"Depuis la commercialisation de la ligne à grande vitesse (LVG) entre Paris et Bordeaux le 2 juillet dernier, la vie a changé à Marsas, en Gironde. Petite commune coupée en deux par le tracé de la LGV où les habitants voient et surtout entendent passer les trains à plus de 300 km/h. Les riverains de la ligne à grande vitesse demandent qu’une étude acoustique soit réalisée ainsi que des protections plus élevées. " [11]
15 jours après la mise en service de la LGV, les riverains de la ligne à grande vitesse en ont plein les oreilles...Après plus de quatre ans de travaux effectués parfois dans la douleur, les riverains s’estiment lourdement lésés. « L’aspect humain n’a pas été étudié. On s’est moqué de nous », estime Brigitte Misiak, maire de Marsas. [12] [13].
Toutes les communes ou presque de Gironde traversées par la LGV sont en alerte. Chaque maire reçoit des plaintes ou des remarques de ses administrés. Que ce soit à Laruscade, à Cavignac, à Cézac… [14].
Au 07/08/2017, le concessionnaire a reçu 80 réclamations de riverains. [15]

Impact du projet sur le prix des billets
Compte tenu des modes de financement du projet, le prix du billet de train Bordeaux-Paris augmentera d’une façon conséquente. En 2012, RFF et le concessionnaire se refusait à en préciser l’incidence exacte. [16].
Début 2014, le concessionnaire annonce que l’impact du projet sur le prix des billets sera compris entre 0 et 20%. [17].
En mars 2017, on commence enfin à en savoir un peu plus sur l’augmentation du prix des billets. "Pour un Paris Bordeaux, il faudra désormais compter (pour 1h10 gagnées) 111 euros (contre 96 euros pour un actuel plein tarif loisir en seconde classe), soit une hausse de 15 euros (+16%) pour cet exemple et de 10 euros en moyenne. Même chose pour un Paris-Arcachon (-1h15 de trajet) à 118 euros à partir du 2 juillet contre 102 euros, soit un écart de prix de 16 euros (16%) et 11 euros en moyenne. Ces deux trajets représentent les augmentations les plus fortes. Pour le reste, on se situe entre +3% et +10%." [18]

A lire  :
1- Mission d’analyse et de propositions de mesures d’insertion environnementale dans l’agglomération bordelaise. Projets de lignes ferroviaires SEA et GPSO. Septembre 2010.CONSEIL GÉNÉRAL DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE
Rapport n° : 007297-01

2- Déviation de la RD910 dans le cadre de la construction de la Ligne à Grande vitesse entre Tours et Bordeaux. 24/08/2012

3- Loi sur l’Eau
3.1 -Arrêté inter préfectoral du 16/01/2013 portant prescriptions complémentaires à l’arrêté loi sur l’eau du 28/02/2012 relatif à la réalisation de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique entre Tours et Bordeaux - Bassin versant Dordogne
3.2 Arrêté interpréfectoral N°2012-02-23/23 du 28 février 2012 relatif au bassin versant de la Dordogne

4- Espèces protégées
4.1 Arrêté ministériel complémentaire espèces protégées du 21-12-2012.
4.2 Annexe 1 à l’arrêté inter-préfectoral du 24 février 2012 portant dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces animales protégées et de leurs habitats et d’espèces végétales protégées actualisée à la date du 21 décembre 2012
4.3 L’outarde et le TGV : une controverse sur les compensations pour atteintes à la biodiversité. JC Vandevelde. Septembre 2013. Revue Vertigo
http://vertigo.revues.org/14040

5 Défrichements
Arrêté préfectoral N°12-156/DDTM33 du 15 janvier 2013 autorisant le défrichement supplémentaire de 9,8 ha de bois situés sur divers communes du Nord-Gironde, en vue du chantier de la LGV SEA

6 Impacts du chantier au Nord de la Gironde
- Patrick Jolly est inquiet pour le devenir de la vallée du Lary, classée en zone Natura 2 000. Mauricette Boutin. Sud Ouest. 03/12/2014
http://www.sudouest.fr/2014/12/03/le-maire-de-bors-refuse-un-sud-charente-de-pinede-1755958-1179.php
- La Boivre et l’Auxance menacées par la LGV. Centre Presse. 08/10/2014
http://www.centre-presse.fr/article-340890-la-boivre-et-l-auxance-menacees-par-la-lgv.html
- Marsac : Cosea 1 - fissurés 0. Charente Libre. 03/05/2014
http://www.charentelibre.fr/2014/05/03/marsac-cosea-1-fissures-0,1893580.php
- Chantier de la LGV à Cézac (33) : les engins ont détruit un bois par erreur.
J. Jamet et MC Wassmer. Sud Ouest. 29/10/2014
http://www.sudouest.fr/2014/10/29/le-maire-ne-decolere-pas-contre-le-chantier-de-la-lgv-1719117-2834.php
- Chantier de la LGV : le village de Lapouyade (33) va accueillir une plate-forme de production d’enrobé. S. Petitjean. Sud Ouest. 29/10/2014
http://www.sudouest.fr/2014/10/29/de-l-enrobe-pour-la-ligne-a-grande-vitesse-1719238-2935.php
- LGV Bordeaux-Tours : le défrichement stoppé.
Jean-Paul Vigneaud. Sud Ouest. 26/04/2012
http://www.sudouest.fr/2012/04/26/le-defrichement-stoppe-698807-706.php

7 Infractions à l ’environnement : Vinci et Bouygues multi-récidivistes dénoncés par FNE dans les médias
Construire une LGV, une autoroute ou un aéroport peut rapporter gros : des années de travaux, des millions d’euros encaissés pour la concession. Et la nature dans tout ça, est-il bien rentable de la respecter sur le chantier ? La justice vient de condamner les sociétés COSEA et DTP filiales de Vinci et Bouygues construction à des amendes de plusieurs dizaines de milliers d’euros pour avoir commis des infractions environnementales lors des travaux de construction de la Ligne TGV Tours Bordeaux. Hélas ces sociétés ne semblent guère s’en inquiéter. Des dérives qui passent inaperçues, lavées par les campagnes de greenwashing de ces grands groupes … France Nature Environnement a souhaité faire la lumière sur ces faits et a donné des informations à Médiapart. Ainsi l’article de Médiapart a permis d’informer encore plus de citoyens, en plus de ceux qui ont lu notre communiqué de presse ; et plusieurs journaux ont repris ces informations de sorte qu’il s’agit d’une communication réussie pour FNE et son réseau juridique ! FNE entend continuer cela en assignant les sociétés en cause au premier trimestre 2017.

- https://www .mediapart.fr/journal/france/071216/ligne-grande-vitesse-le-chantier-du-siecle-condamne-pour-pollutions ?onglet=full
- https://www.fne.asso.fr/actualites/infractions-%C3%A0-l%E2%80%99environnement%C2%A0-vinci-et-bouygues-multi-r%C3%A9cidivistes
- http://www.20minutes.fr/bordeaux/1979091-20161212-lgv-tours-bordeaux-chantier-desastreux-environnement
- https://www.francebleu.fr/infos/transports/lgv-tours-bordeaux-un-massacre-environnemental-1481622782
- http://www.rse-magazine.com/%E2%80%8BNouvelles-lignes-TGV-FNE-denonce-des-travaux-aux-consequences-desastreuses_a1982.html
- http://rue89bordeaux.com/2016/12/lgv-tours-bordeaux-devenue-massacre-environnemental/
- http://www.economiematin.fr/news-TGV-FNE-travaux-consequences-lignes-danger-usagers-rse
- http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Envir onnement/n/Contenus/Articles/2016/12/16/LGV-un-chantier-pas-toujours-tres-ecolo-2939106
- http://www.constructioncayola.com/environnement/article/2016/12/13/109175/lgv-sea-les-mesures-environnementales-non-respectees.php

Bruit et vibrations
- Nuisances sonores : les riverains de la LGV veulent faire du bruit
http://www.lanouvellerepublique.fr/Toute-zone/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2017/07/26/Nuisances-sonores-les-riverains-de-la-LGV-veulent-faire-du-bruit-3177548
26/07/2017

Echos médiatiques
TGV Paris - Bordeaux en 2 heures : un progrès inoui ? D. Delestre. U Blog 33
http://www.cinemas-utopia.org/U-blog/bordeaux/index.php?post/2017/06/29/TGV-Paris-Bordeaux-en-2-heures-%3A-un-progr%C3%A8s-inoui

Mise à jour du 15/09/2017

Notes

[1Le contrat de concession signé le 16 juin 2011, confie au groupe Vinci la charge de construire et d’exploiter la ligne pour une durée de 50 ans. En contre partie, le concessionnaire percevra les recettes de péages générées par la circulation des trains ainsi que la subvention d’équilibre versée par l’Etat, les collectivités territoriales partenaires et RFF (soit 51 % du montant total des travaux)..

[2Il s’agit des communes de Lapouyade, Laruscade, Cavignac, Cézac,Marsas, Cubnezais, Gauriaguet, Peujard, Aubie-et Espessas, Saint-Antoine, Saint-André de Cubzac, Cubzac-les-Ponts, Saint-Romain-la-Virvée, Saint-Loubès, Saint-Vincent-de-Paul, Ambarès-et-Lagrave. http://www.lgv-sea-tours-bordeaux.fr/construction-de-la-lgv/les-cartes-du-chantier, http://www.lgvsudeuropeatlantique.org/cartes-et-projet-technique/cartes-gironde

[3Les acquisitions et l’aménagement foncier sur la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique (Tours/Bordeaux). RFF
http://www.lgvsudeuropeatlantique.org/wp-content/uploads/Plaquette-foncier-BD1.pdf
http://www.lgvsudeuropeatlantique.org/wp-content/uploads/LGVSEA2_Depliant_EPDUP(1).pdf

[4L’arrêté ministériel complémentaire espèces protégées du 21/12/2012 précise : "Concernant l’emprise travaux de la LGV SEA, la prise en compte du dossier du 10 octobre 2012 et de son addendum du 08 novembre 2012 conduit à un périmètre actualisé de 5309 hectares," dont 1200 hectares d’espaces forestiers.

[5A titre d’exemple, 6 enquêtes parcellaires complémentaires (rien qu’en Gironde) se sont réalisées du 27 juin au 12 juillet 2013 sur les communes de Cubzac-les-Ponts, Lapouyade, Cavignac, Marsas, Gauriaguet et Aubie-et-Espessas, modifiant et augmentant encore cette emprise du projet

[7Evelyne Masson.Courrier des lecteurs. Sud Ouest. 1/6/2013. "J’ai failli m’étrangler d’indignation en lisant dans "Sud Ouest" qu’il faudrait payer pour aller contempler la plaie béante creusée par la LGV dans nos paysages des Hauts de Gironde ! Chênes centenaires abattus aux pieds desquels ne pousseront plus de délicieux bolets, vallée de la Saye défigurée, villages coupés en deux, propriétés rasées, camping et restaurants disparus, etc. Venez, élus et citoyens du Sud-Gironde, constater les dégâts. Il est peut-être encore temps d’y échapper et d’écouter ceux qui dénoncent ces travaux pharaoniques..."

[8Le 10 avril 2012, la préfecture de la Gironde a ordonné une suspension provisoire de certains travaux en raison de plusieurs écarts constatés par rapport aux prescriptions.

[9Le concessionnaire LISEA, précise que 1600 engins de terrassement sont à l’œuvre en mai 2013, sur les quelques 300 km du chantier de la LGV Tours/Bordeaux dont :
• 400 tombereaux
• 40 pelles de plus de 65T
• 300 camions routiers
• 50 décapeuses
• 120 compacteurs
Ces 1600 engins émettent en moyenne (compte-tenu de la puissance de leur moteur et de leur durée d’utilisation quotidienne) 1920 tonnes de CO2 par jour. Ce qui veut dire que les travaux de terrassement contribueront à eux seuls, à l’émission d’environ 35 000 tonnes de CO2 rien que pour le mois de mai 2013.
A ce montant, il convient de rajouter les milliers de tonnes de CO2 imputables à la fabrication des milliers de tonnes de chaux injectées sur le chantier pour stabiliser les sols.

[10Le dossier des Engagements de l’Etat consultable ci-après, contient un chapitre relatif à la protection des riverains contre le bruit et les vibrations provoqués par le passage des trains à grande vitesse :
« Le cadre réglementaire
Les dispositifs de protection seront définis dans l’objectif de non aggravation des nuisances acoustiques, dans le respect de la réglementation en vigueur. Cette dernière impose au maître d’ouvrage une obligation de résultats (articles L.571-9 et L.571-10 du code de l’environnement et décrets d’application n°95-21 et 95-22 du 9 janvier 1995).
Les indicateurs de gêne et les seuils réglementaires à prendre en considération dans le cas des projets ferroviaires sont fixés par l’arrêté du 8 novembre 1999. Ces seuils sont fonction :
- de l’usage et de la nature des locaux,
- des caractéristiques de l’infrastructure, >>
- de l’ambiance sonore initiale.
Le maître d’ouvrage s’engage sur la réalisation de dispositifs de protection acoustique destinés à réduire la contribution sonore du projet, dans le respect du cadre réglementaire.
L’ambiance sonore initiale de la zone d’étude et les seuils considérés
Une campagne de mesures sonores a été réalisée dans le cadre de l’étude d’impact, dans la zone concernée par le projet.
Les résultats de cette étude ont montré qu’une grande majorité des habitations est située en zone d’ambiance sonore modérée.
Le maître d’ouvrage a choisi de considérer que l’ensemble de l’aire d’étude est en zone d’ambiance sonore modérée ; ce choix est le plus favorable pour les riverains, en terme de dimensionnement des protections acoustiques.
Dès lors, pour toutes les habitations concernées, le maître d’ouvrage s’engage à ce que la contribution sonore de la LGV Sud Europe Atlantique entre Villognon et Ambarès-etLagrave, ne dépasse pas 60 dB(A) en façade de jour entre 6 h et 22 h.
Cependant, dans le cas éventuel d’une modification de la réglementation, les seuils réglementaires, ainsi que la période dimensionnante, pourraient être modifiés. Les études de détails tiendront compte de la réglementation en vigueur.

Des mesures de protection acoustique
Les différentes dispositions
De façon générale, les protections à la source seront préférées. En fonction de la topographie du projet, mais aussi de la contrainte d’emprise dans les secteurs urbanisés, il s’agira, soit d’écrans acoustiques, soit de merlons en terre.
Lorsque les protections à la source ne seront pas suffisantes ou pour le bâti isolé, l’isolation de façade sera proposée.
Pour les bâtis faisant l’objet d’un traitement de façade, le maître d’ouvrage s’engage à laisser la possibilité d’une acquisition à l’amiable, sur demande du propriétaire concerné.
Des études fines complémentaires à engager durant les études de détails
La mise en œuvre des protections acoustiques nécessite la réalisation d’une étude de détails, qui sera établie lorsque les caractéristiques très précises du tracé et du profil en long du projet seront connues.
Ces études acoustiques fines seront réalisées lors des études de détails et prendront en compte les seuils réglementaires en vigueur.
Le résultat de ces études fera l’objet d’une concertation dans chaque commune pour présenter avec précision la nature et les emplacements des protections acoustiques.
Des mesures de vérification après la mise en service
Dans le cadre du bilan après mise en service, le maître d’ouvrage s’engage à réaliser un contrôle acoustique des niveaux sonores et de l’efficacité des protections mises en œuvre.

Des mesures pour limiter les risques de vibrations
Les risques d’impact liés aux vibrations seront limités aux secteurs de sols rocheux ou dans les structures rigides (comme les tranchées).
Une étude sera réalisée, au cas par cas, pour les bâtis situés à proximité du projet et en secteur rocheux lors des études de détails.
Des mesures de type dispositif anti-vibratoire seront mises en place si nécessaire.
Dans le cadre du bilan après mise en service, des mesures vibratoires seront réalisées sur les bâtis sensibles pour vérifier les niveaux résiduels. »

[11En Gironde, les habitants d’un village coupé par la LGV exaspérés par le bruit. 19/07/2017. Jérôme Jamet. Sud Ouest http://www.sudouest.fr/2017/07/19/video-en-gironde-les-habitants-d-un-village-coupe-par-la-lgv-craquent-a-cause-du-bruit-des-trains-3629859-2992.php

[12LGV à Marsas : les habitants en ont plein les oreilles. Par Christophe Meynard .19 juillet 2017. Haute-Gironde.
http://www.hautegironde.fr/2017/07/19/lgv-a-marsas-habitants-ont-plein-oreilles/

[13Gironde : Des études acoustiques pour mesurer que les TGV... font bien du bruit.Mickaël Bosredon.20/07/17. 20 Minutes à Bordeaux.http://www.20minutes.fr/bordeaux/2107447-20170720-gironde-etudes-acoustiques-mesurer-tgv-font-bien-bruit

[14Les communes s’organisent contre le bruit de la LGV. Jérôme Jamet. Sud Ouest. 26/07/2017.
http://www.sudouest.fr/2017/07/26/les-communes-s-organisent-contre-le-bruit-de-la-lgv-3647279-2938.php

[16TGV Atlantique en 2017 : le prix des billets va-t-il grimper ? Jean-Denis Renard . Sud Ouest .21/04/2012
http://www.sudouest.fr/2012/04/21/2017-coup-de-bambou-sur-le-tgv-atlantique-694772-731.php

[17La LGV Tours-Bordeaux aura des conséquences sur le prix du billet de TGV. Mickaël Bosredon. 20 minutes Bordeaux. 15/01/2014
http://www.20minutes.fr/bordeaux/1274407-20140115-lgv-tours-bordeaux-consequences-prix-billet-tgv