Centre de documentation
La Fédération SEPANSO dispose dans ses locaux, rue de Tauzia à
Bordeaux, d'un fonds documentaire comptant désormais près de 2000
références.
Ces ouvrages (livres, guides, rapports...), complétés de quelques
articles spécialisés (dont bien sûr ceux de notre revue trimestrielle
Sud-Ouest Nature), portent principalement sur les thématiques "nature"
(gestion des milieux, espèces faune et flore, biodiversité) et
"éducation à l'environnement". Mais ce travail se poursuit, grâce à
l'aide bénévole d'une ancienne documentaliste, avec d'autres
thématiques : agriculture, énergie, eau, déchets... Bien qu'incomplet
donc, ce fonds documentaire peut utilement être mis à la disposition de
ceux qui le souhaitent (en consultation uniquement mais avec
possibilité de photocopies pour les documents libres de droits).
Contacter Françoise Couloudou par email : f.couloudou@libertysurf.fr ou
à la SEPANSO : 05.56.91.33.65 (les jeudis après-midis)
PS : Les dons de serres-livres seront les bienvenus !
Ouvrages conseillés, en vente dans les bonnes librairies.
Forêt des Landes de Gascogne : une nature secrète
François Sargos, photos de Pierre Petit

Magnifique ouvrage dressant les richesses naturelles souvent méconnues
de ce pays autrefois appelé "désert de sable", il invite à en découvrir
la beauté et la grande fragilité...
Résister pour sortir du développement, le droit entre nature
et liberté
Simon Charbonneau
Simon Charbonneau, fils de Bernard Charbonneau, est spécialisé en droit
de l'environnement, il est aussi passionné de nature. Cet ouvrage est
une réflexion sur le développement et sur la crise environnementale
majeure que traverse pour la première fois notre humanité qui ne s'en
tirera pas sans une remise en question radicale. Résister au
développement devrait être considéré comme le geste premier d'une
décroissance menant l'humanité vers un équilibre durable entre mère
nature et nos activités.
Bidoche
Fabrice Nicolino
Vous ne mangerez plus de
viande comme avant... Cet ouvrage raconte en détail l'histoire de la
"bidoche" ou comment l'animal a disparu pour devenir une marchandise.
Comment les techniciens ont inventé de nouvelles méthodes afin de
fabriquer à une échelle “mondiale”, à partir d'êtres vivants, une
viande sans goût et peut-être néfaste pour notre santé ? Les poussins
sont triés et jetés à la poubelle, les vaches nourries
“scientifiquement”, les veaux sevrés au bout de deux jours, les cochons
sans queue ni dents, les poules sans becs...
En France, la recherche adossée à l'INRA fait ingurgiter à poules,
lapins, vaches, veaux, cochons, vitamines, antibiotiques, hormones
“naturelles” afin que la production augmente et que les animaux
grossissent plus vite.
Fabrice Nicolino montre le rôle des multinationales et de leurs
ramifications : ainsi Adisseo est lié au groupe chinois Bluestar (celui
du lait à la mélamine). Adisseo fabrique des vitamines et de la
méthionine pour nourrir les poulets. L'hydre Cargill (conseils aux éleveurs entre autres) importe en France
85 % du soja transgénique (du Brésil) pour nourrir le bétail
“français”. Vive la déforestation en Amazonie !
Et les pollutions ? Ces usines à viande rejettent pesticides,
antibiotiques et médicaments vétérinaires, contribuant ainsi au "bon
état" de notre environnement (voir la Bretagne qui étouffe sous les
lisiers...) ! Fabrice Nicolino cite un rapport de la FAO, passé presque
inaperçu dans notre pays d'agriculture intensive, à savoir que
l'élevage "industriel" émet davantage de gaz à effet de serre que tous
les transports planétaires !
Ces élevages concentrationnaires favorisent les maladies, virus et
bactéries se moquant de la barrière entre les espèces : vache folle et
maladie de Creutzfeld-Jacob, grippe aviaire, grippe porcine baptisée
grippe A (H1N1) pour ne pas effrayer la population. Sachez que le géant
américain Smithfield Food, avec ses élevages industriels de porcs au
Mexique (origine de la grippe porcine), est le patron du groupe Aoste,
propriétaire de Cochonou et Justin Bridou, bonne charcuterie de chez
nous ! Les industriels, devant l'augmentation de la consommation de
viande, envisagent le “clonage” comme solution d'avenir, présentant
ainsi moins de “risques alimentaires” : de la “bonne” viande sans
animal.
Lisez cette enquête “haletante” et très documentée, vous ne mangerez
plus de viande comme avant...
En France, chaque année, plus d'un milliard d'animaux sont tués, sans
compter la destruction bien avancée de la planète.