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IL ETAIT UNE FOIS

Françoise Pinguet


Il était une fois, à la SEPANSO, une troupe de saltimbanques qui allait par les villages et les villes porter la bonne parole écologique.

Il y a déjà presque quarante ans. Très vite, en effet, à l'initiative d'un enseignant, un petit noyau de courageux (ou d'inconscients) organisa le premier stand à la kermesse des écoles laïques qui se tenait dans un cadre on ne peut plus adapté à notre message : le Parc Bordelais.
Ces fous verts avaient pour noms : Gautreau, Carlouet, Pinguet, Barrière.

Stand SEPANSO

Premiers panneaux d'information faits avec les moyens du bord, création des premiers documents d'information à destination du public, invention de jeux écologiques où l'on massacrait la pollution à coup de boîtes de conserves.

Et puis, par relations ou connaissances, notre participation aux manifestations s'est diversifiée : les marchés biologiques de Targon, de Cadillac, du Tourne, de Ludon, d'Arsac, de Pessac, l'Atelier forestier à Bordeaux, la Foire de Bordeaux, le Forum des associations de Bordeaux, les Fêtes des bateaux en bois de Gujan-Mestras au Port de Larros.

A ce sujet une petite anecdote : cette fête était, au niveau du public, très intéressante et très intéressée. Or nous avions à l'époque deux panneaux animés, présentant l'un la chaîne alimentaire et l'autre la photosynthèse. Dès que les panneaux étaient en fonctionnement, l'attroupement était instantané. La fête attirant beaucoup de monde et le port n'étant pas très large, nous avons réussi à bloquer tout le cortège inaugural des officiels qui fut bien obligé de s'arrêter à notre stand !

Au fil des ans, hélas, la troupe s'est disloquée au gré des déménagements professionnels d'abord, puis avec l'âge, des déménagements définitifs. De plus jeunes ont pris la relève, de manière différente. Il faut vivre avec son temps.

Il reste encore deux saltimbanques de cette époque pour témoigner.

Peut-être certains sont-ils surpris du terme de saltimbanque, mais les stands n'étaient pas du style "clefs en mains" et il fallait souvent improviser au dernier moment, pour s'abriter du vent qui faisait tomber les panneaux, s'envoler les papiers, et aussi de la pluie. Nous avons été jusqu'à faire un stand dans le coffre de ma 205 avec le hayon pour toit !

Mais c'était passionnant, même si ce n'était pas toujours facile de convaincre les gens, surtout ceux qui étaient contre ou ne voyaient pas l'intérêt d'une telle démarche !

Espérons seulement que ces anti-écologistes auront changé d'avis et que les quelques graines que nous avons semées auront germé et pris racine !


Françoise PINGUET