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Ces deux activités ont été deux supports essentiels du développement de l'espèce
humaine.
Dès l'aube de l'humanité, au moyen d'outils divers et de techniques variées, l'homme
est parvenu à capturer des animaux sauvages pour son alimentation, pour se vêtir ou pour
fabriquer divers accessoires et outils de sa vie quotidienne.
Avec le développement de
l'agriculture et de l'élevage, ces besoins de "cueillette" ont diminué, mais
la chasse et la pêche n'ont jamais disparu.
Au contraire, l'Homme a mis au point des
moyens de capture toujours plus performants (armes à feu, fils de pêche en Nylon etc.)
au fur et à mesure que l'évolution de la technique le lui a permis.
Aujourd'hui, la chasse et la pêche sont fortement perturbées par d'autres activités
humaines : industrie, agriculture industrielle, tourisme... Les facteurs
"dérangement" et les "pollutions" sont venus aggraver les
appropriations de l'espace. Ceci est vrai pour les animaux terrestres, mais aussi pour les
poissons (problème des migrations bloquées par les équipements fluviaux : barrages,
écluses.)
Dans certaines régions, la pression humaine a été si forte que des espèces
ont disparu, soit indirectement à cause de l'altération des milieux, soit directement
du fait de captures trop importantes.
Dans le meilleur des cas, on procède à de véritables réintroductions
(après
restauration des milieux), dans le pire, on ne fait rien, ou bien, sans se préoccuper des
causes de la raréfaction du gibier ou du poisson, on tente de la compenser
artificiellement
par des "repeuplements" à base d'animaux d'élevage (qui
contribuent souvent à accélérer le déclin des souches sauvages reliques, par
concurrence directe ou par pollution génétique).
Que pense la SEPANSO ?
Elle estime qu'il faut dissocier ce qui relève de la morale (tuer ou non, des animaux
sauvages), de ce qui relève de la gestion et de l'écologie (maintenir les équilibres
par une gestion prudente ou au contraire, les détruire par une inadéquation entre les
prélèvements et les capacités de régénération des espèces).
Pour le premier point, éthique : la SEPANSO estime qu'il ne lui appartient pas
de juger. L'homme libre choisit d'être chasseur, pêcheur, ou de regarder vivre la faune sauvage
sans intervenir. Il y a donc dans notre association des chasseurs, des pêcheurs, des opposants à la
chasse ou à la pêche. Elle estime en outre que dans la nature chaque espèce est digne
de considération et que l'Homme ne doit pas focaliser son intérêt sur les seuls
mammifères et oiseaux mais avoir un égal souci de protection pour l'ensemble de la
faune, de la flore et des milieux naturels.
Pour le second point, gestion : la SEPANSO estime qu'elle a un devoir de vigilance, voire
d'ingérence, pour éviter que ne soit compromis, l'intérêt des générations futures.
| Sans milieux naturels, pas de chasse...
Or
la SEPANSO combat avec énergie toutes formes d'atteintes aux habitats
(pollutions agricoles, assèchements de zones humides...)
Une convergence d'intérêts existe donc, mais il reste très difficile de
collaborer...
Le conflit
chasseurs / protecteurs est une véritable aubaine pour tous ceux qui
détruisent des milieux naturels !
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Alors, pourquoi la SEPANSO est-elle perçue à tort comme une
association anti-chasse ?
Question simple avec une réponse simple : Depuis des années, elle dénonce les abus commis par certains chasseurs,
et dans un contexte passionnel comme celui de la chasse en Aquitaine, cela peut
suffire pour être caricaturé. La SEPANSO se trouve souvent en opposition avec le monde officiel de la chasse parce
qu'elle estime que la faune sauvage n'est pas inépuisable, qu'elle n'est pas la seule
propriété des chasseurs et que la pression cynégétique devrait rester proportionnelle
à la richesse du milieu et à la productivité de celui-ci.
Alors pourquoi n'avons nous pas autant de problèmes avec les pêcheurs ?
Les milieux aquatiques sont beaucoup plus difficiles à gérer puisque toutes les
pollutions finissent par y aboutir. Les pêcheurs ont donc pris l'habitude de travailler
avec nous, alors qu'il est beaucoup plus difficile d'obtenir la coopération des chasseurs
pour la défense des milieux terrestres.
Cela n'implique pas pour autant que nous approuvions des pratiques halieutiques désastreuses pour l'équilibre des rivières comme l'introduction d'espèces exotiques (black-bass, silure glane etc.) ou les
lâchers massifs de truites d'élevage destinés à
satisfaire des "pêcheurs consommateurs" peu regardants...
De plus dans
la zone française du golfe de Gascogne, depuis 25 environ, une pratique de
pêche menace à terme les ressources marines. Cette pêche avec le chalut
pélagique doit être remise en cause pour 3 raisons:
-le chalut pélagique est à l'origine du gaspillage et de l'appauvrissement des
ressources marines.
-C'est un piège meurtrier pour les espèces protégées que sont les dauphins.
-Le chalut pélagique sonne le glas d'autres formes de pêche plus respectueuse
des ressources de le mer.
La Sepanso et d'autres associations régionales lancent une grande campagne de
sensibilisation et une action en justice pour destruction d'espèces
protégées. Vous pouvez venir signer une pétition à la Sepanso, Maison de la
Nature et de l'Environnement, 1 et 3 rue de tauzia à Bordeaux.
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