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Décharges plus ou moins contrôlées, compostage d'ordures brutes, et
surtout incinération, conjuguaient allègrement, dans la seconde moitié
du 20ème siècle, pollution et gaspillage en guise de gestion et de
traitement des déchets, souvent qualifiés d' « élimination ».
Constatant ces carences graves, la SEPANSO s'est
particulièrement penchée sur ce dossier depuis plus d'un quart de
siècle.
Notre association a participé depuis l’origine aux
instances mises en place par les Conseils Généraux et la Région pour
contrôler la situation. (En Gironde, à cette époque, elle a initié le
"Collectif Déchets Girondin " composé de plusieurs associations
concernées par ce problème. Ce collectif particulièrement actif est
aujourd’hui reconnu et sollicité pour son expertise bien au-delà des
limites de la Gironde.)
Ainsi, petit à petit la SEPANSO a pu par son travail
dans un climat de confiance, faire évoluer les mentalités d’élus et
autres responsables pour qui la protection de l'environnement n’était au
départ pas la priorité et qui, surtout, laissaient faire des
gestionnaires privés plus soucieux de profit que de Service Public...
Aujourd'hui, l'incinération, malgré des normes de plus
en plus sévères, n'a plus le vent en poupe et des projets de nouvelles
usines, conçus il y a une dizaine d'années, ont depuis été abandonnés
grâce à notre ténacité.
Les grands principes que nous défendions à la fin du
siècle dernier sont restés les mêmes mais ils sont de mieux en mieux
partagés, au fur et à mesure de l’évolution des esprits, de la prise de
conscience citoyenne, de la croissance démographique et... de
l’évolution de la courbe de production de déchets.
Ce sont, dans l'ordre :
- LA PRÉVENTION, c'est à dire la réduction drastique, à
la source, de la fabrication et de la commercialisation de produits dont
l’inutilité ou la nocivité sont reconnues. (Suremballages, objets
jetables, matières plastiques...)
- LE TRI SÉLECTIF, de manière à faciliter :
- LE RÉEMPLOI et le RECYCLAGE.
-
LE COMPOSTAGE (Collectif mais surtout individuel) des
matières dites fermentescibles qui représentent près d'un tiers de la
poubelle.
- Enfin, LE STOCKAGE des déchets ultimes ainsi réduits
au minimum et ne libérant plus de bio gaz, dans des centres de taille
raisonnable, assez nombreux et correctement répartis géographiquement
pour limiter le transport.
Le choix des sites et les conditions d’installations (en particulier,
une réelle concertation avec les populations locales) doit être
impérativement sous maîtrise -d'oeuvre et d'ouvrage- publique.
Toutes les mesures précitées ne seront efficaces qu'avec
la mise en place d'une fiscalité juste et incitative. C'est pourquoi, plutôt que la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM),
calculée en fonction du foncier bâti, la SEPANSO préfère une REOM
(Redevance d'Enlèvement d'Ordures Ménagères) incitative, calculée en
fonction du poids ou du volume des ordures ménagères résiduelles. De
nombreuses expériences en France ont démontré l'efficacité d'une telle
fiscalité.
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