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La SEPANSO et l'ÉNERGIE

L'énergie en Aquitaine est aujourd'hui réduite à l'hydroélectricité montagnarde et à la production de la centrale nucléaire du Blayais - et de celle, toute proche, de Golfech.

L'hydroélectricité - énergie renouvelable et donc acceptée dans son principe - pose les problèmes de la compatibilité entre l'aménagement des rivières et la protection des écosystèmes aquatiques, et du respect des autres usages (pêche, tourisme). Aujourd'hui, les limites sont atteintes. La promotion de cette forme d'énergie ne doit pas conduire à l'asservissement total des hautes rivières encore sauvages de la région, en contradiction évidente avec les efforts déployés pour favoriser le retour des grands migrateurs (saumon). D'autant que le seuil de puissance définissant une installation comme "microcentrale" a été dans le passé relevé de façon inadmissible et que, trop souvent, les obligations concernant les débits réservés imposées aux opérateurs sont ou imparfaitement ou pas du tout respectées.

La SEPANSO connaît les problèmes (pollution, effet de serre) créés par les sources d'énergie fossiles (charbon, hydrocarbures). Elle ne s'oppose pas (malgré les risques existants) aux stockages souterrains de gaz dans le piémont pyrénéen, mais elle a dit son opposition à une éventuelle mise en valeur des lignites résiduels des Landes (Mezos).

Pourtant, elle a affirmé très tôt son opposition de principe au nucléaire, en raison du quadruple problème posé par la gestion des déchets, le risque accidentel, la pollution continue par les rejets autorisés de radioactivité, et enfin le risque de prolifération nucléaire qui accompagne cette industrie au niveau international. Les événements de ces trente dernières années ont montré le bien fondé de ces critiques et la dangerosité de cette activité. De même avions-nous soulevé les inconvénients à installer une centrale sur le dernier grand estuaire européen, biologiquement riche mais vulnérable. Elle critique également avec vigueur la promotion du chauffage électrique intégré, contresens énergétique absolu. 
Mais de fait, les deux centrales nucléaires existent. La SEPANSO participe donc aux deux Commissions Locales d'Information (CLI). Nous portons dans ces instances les questionnements et les exigences indispensables, jouant un rôle rigoureux de veille et d'information reconnu par nos interlocuteurs. Son président siège par ailleurs au Conseil Supérieur de Sûreté et d'Information Nucléaire (CSSIN), et il est aussi "pilote" du Réseau Energie-Climat de France Nature Environnement.

La SEPANSO tire logiquement les conclusions de sa critique du système énergétique actuel. Elle milite donc - et insiste en ce sens auprès des autorités régionales - pour :

  • Une vigoureuse politique d'économies d'énergie : par la réduction des transports routiers de marchandises (polluants, dévoreurs d'énergie) en encourageant le report vers le rail (ferroutage) et le développement des plates-formes multimodales, la réhabilitation de la ligne Pau-Canfranc, la revitalisation du cabotage maritime ; en s'attaquant à la politique urbaine du "tout-bagnole" et en soutenant le développement des transports en commun (en particulier dans le cadre des Plans de Déplacements Urbains (PDU) des métropoles de la Région) ainsi que la promotion des solutions économes et saines (tramways modernes, vélo, secteurs piétonniers, etc). Elle prône également le développement des unités de cogénération.

  • Le développement accéléré de toutes les énergies renouvelables : bois de chauffage à partir de taillis à rotation rapide et reconstitution des haies, cultures énergétiques pour combustibles (et non carburants !), biogaz d'élevage, développement des éoliennes, des piles à combustibles, et enfin de l'architecture bioclimatique/solaire, trop longtemps négligée en Aquitaine (voir la position de la SEPANSO sur l'énergie photovoltaïque).




Agrocarburants

En Aquitaine, on cultive peu de tournesols pour produire du diester, par contre on produit du maïs pour faire du bioéthanol. Nous vous invitons à réfléchir sur l'évolution de l'agriculture et les changements d'affectation des sols en regardant l'animation que proposent FNE (France Nature Environnement) et RAC-F (Réseau Action Climat - France).