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      La vie sur la Réserve Naturelle


L'écho du marais, le journal de la réserve

Quelques éléments de la flore et de la faune de la réserve
Cardère sauvage : Dipsacus fullonum  

L’origine française de son nom vient de carder la laine, l’origine du nom scientifique « dispaô » signifie avoir soif.

Plante bisannuelle mesurant entre 70 et 200cm aujourd’hui classée dans la famille des Caprifoliacées. Aussi appelée « cabaret des oiseaux » ou « baignoire de Vénus » car ses feuilles sont opposées par paire le long de la tige, sont soudées par leur base deux à deux et forment une cuvette où l’eau de pluie peut s’accumuler et où les oiseaux viennent s’abreuver.

La feuille porte des aiguillons sur la nervure dorsale. Ses fleurs sont roses (en juillet-août) sur des capitules ovoïdes entourés d’une couronne de longues bractées linéaires, épineuses, arquées et dressées.

On trouve cette plante dans les prés, les bords de champs et de routes, au soleil.

Le feuillage sert de nourriture aux chenilles du « Sphinx-bourdon », les fleurs sont une source de nectar pour les abeilles, les bourdons, les papillons comme le paon du jour, le vulcain…Les graines (septembre-octobre), riches en calories (22% d’huile) attirent les oiseaux granivores comme le chardonneret élégant, le tarin des aulnes,…Ses tiges creuses desséchées en hiver sont utilisées par de nombreux insectes comme site d’hivernage.

Sa racine renferme de l’inuline comme substance de réserve, elle est apéritive et est un tonique du foi. Depuis l’Antiquité jusqu’au XIX° siècle elle était utilisée dans l’industrie lainière pour la finition à la main des draps de laine.

Angélique sylvestre Angelica sylvestris

En pleine floraison sur la Réserve mais on connaît surtout L’Angélique officinale Angelica archangelica  :

Ombellifère de la famille des apiacées, c’est une plante herbacée bisannuelle pouvant atteindre 2 mètres de haut. Ses feuilles portent de longs pétioles finement divisés, l’inflorescence en grandes ombelles en forme de boules blanches-rosées se fait entre juillet et septembre. Ses graines sont ovoïdes.

Cette plante se trouve en Europe du Nord dans des endroits humides, des ravins, des bords de cours d’eau.

Cultivée comme plante condimentaire et officinale autant pour ses pétioles et tiges dont on fait des confiseries (l’Angélique de Niort depuis le XVIII° siècle), que pour ses feuilles (en salade ou potage), ainsi que pour ses graines qui rentrent dans la préparation de liqueurs et ses racines qui sont un tonique de l’état général, bonnes contre la fatigue et l’asthénie. Elles contiennent de l’huile essentielle bénéfique pour tout le système digestif.

Elle a été nommée « herbe aux anges » car elle constituait une sorte d’amulette contre les envoûtements et les sorciers.

Attention cette plante ressemble à la ciguë. Une ombellifère très toxique.

 

Angélique des Estuaires : Angelica heterocarpa

L’estuaire de la gironde est l’un des derniers refuges de cette plante de la famille des apiacées, à fruits variés. Cette espèce endémique aux estuaires est aujourd’hui une espèce en sursis.


Angélique des Estuaires en fleurs, sur la rive gauche de la Garonne face au site industriel du Bec d'Ambès

 

Guimauve officinale : Althaea officinalis (en grec althaea signifie guérir)

Plante herbacée vivace, originaire d’Europe, d’Asie tempérée et d’Afrique du nord, laineuse à tiges dressées (1,5m) de la famille des Malvacées. Ses fleurs sont blanc-rosé pâle avec des étamines aux anthères rouges. Sa souche émet des bourgeons souterrains.

On la trouve sur l’Atlantique Ouest dans des milieux humides : bords de mer ou près-salés.

Les feuilles cuites peuvent être consommées comme des épinards ou crues en salade. C’est avec la racine que l’on fait de la pâte de guimauve en confiserie. Cette dernière était également utilisée comme hochet de dentition pour les bébés. Ses vertus sont adoucissantes, laxatives, apéritives…

 

 

 

Sureaux : Sambucus (en grec sambûke signifiant flûte)

Arbustes et plantes herbacées, héliophile, de la famille des Caprifoliacées aux fleurs petites et blanches regroupées en ombelles (de mai à juillet) puis garnis de baies noires, bleues ou rouges (qui fin août arrivent à maturité) très appréciées des oiseaux.

En Europe, on trouve le sureau noir (nigra), le sureau à baies rouges (racemosa) et le sureau hièble (ou yèble) dont les baies noires sont toxiques. Son habitat est les forêts de feuillus mais aussi les décombres car les oiseaux y déposent les graines.

Le sureau noir mesure de 2 à 5 mètres tandis que le sureau hièble atteint 1 mètre et disparaît en hiver.

Ses fleurs attirent les butineurs : abeilles, mouches, papillons, ses baies attirent le fauvette des jardins, les merles noirs, les grives, les rouge-gorges, les passereaux,… Ses branches creuses sont un refuge de prédilection pour de nombreux insectes.

Ses propriétés sont l’élimination urinaire, la digestion et il sert de complément alimentaire. Avec les fruits et les fleurs on fait du vin de sureau, de la limonade, du sirop et avec les baies de la gelée ou du coulis. On se sert également des baies pour produire de l’encre (utilisée sur les cachets de boucherie pour distinguer les différents morceaux de viande).

Le purin de feuilles du sureau noir est efficace contre le mildiou et les pucerons.

Les druides celtes fabriquaient avec son bois des flûtes pour converser avec les âmes disparues : le sureau était alors « l’arbre des morts ». Selon la chrétienté, le sureau est l’arbre sur lequel s’est pendu Judas. On dit que depuis les baies sont petites et flétries par la honte.

 

Bardane : Arctium (oursin)  lappa (saisir)

Plante bisannuelle, originaire d’Europe et d’Asie, de la famille des composées pouvant atteindre 2 mètres, aux feuilles grandes, molles, vertes dessus et blanchâtres dessous, fleurs purpurines ou blanches sur des capitules de 1,5 à 2cm. Sa racine est volumineuse : 6cm de diamètre. Les graines sont disséminées au vent, tombent du pied ou peuvent s’accrocher aux animaux, vêtements et ainsi coloniser d’autres espaces.

On la trouve en plein soleil, sur un sol profond, léger et bien drainé, sur des chemins.

Elle est efficace contre les maladies chroniques de la peau et du cuir chevelu. Ses racines réduisent les inflammations et contrôlent les infections bactériennes.

Elle entre dans la composition de l’Essiac qui est un remède utilisé dans les traitements contre le cancer en parallèle avec les médicaments traditionnels. La graine est utilisée en médecine chinoise contre le rhume, la pneumonie, les infections de la gorge.

 

Salicaire : Lythrum salicaria L.

Plante vivace des lieux humides, marécages, originaire de l’Europe et de l’Asie, de la famille des lythracées mesurant de 0,5 à 1,2 mètre dont on utilise les sommités fleuries des longues inflorescences roses pourprées semblables à des épis (entre juin et août). Sa tige velue à quatre angles vifs est de couleur brun rougeâtre, ses feuilles sont opposées et étroites, son fruit est une capsule. La dispersion des graines se fait souvent par l’intermédiaire de l’eau. Elle forme souvent d’importantes colonies.

Les jeunes feuilles sont consommées en salade, légume ou potage.

C’est un puissant antiseptique des muqueuses gastro-intestinales prescrit dans les cas de diarrhées, coliques spasmodiques. C’est aussi un antihémorragique. 

 

 

Pulicaire dysenterique Pulicaria dysenterica

Plante vivace odorante à rhizomes souterrains, héliophile.

Elle appartient à la famille des composées ou astéracées.

Habitats : sol argileux et limoneux, en bordure humide des chemins et des pièces d’eau .

Nom : « pulex » provient de puce (elle était utilisée pour éloigner les puces) dysentérique (elle a une action calmante sur les affections intestinales).

 

 

Jonc fleuri ou Butome à ombelles Butomus umbellatus

Plante aquatique herbacée, vivace, hermaphrodite, mesurant jusqu’à 1,5 m, longues feuilles linéaires, fleurs en ombelle de juillet à septembre, rhizomes rampants.

Habitat : lieux humides des zones tempérées (roselières, berges de rivières et fossés)

Elle est un refuge pour les gastéropodes, les petits crustacés, les bryozoaires, les petits poissons, les tritons et les grenouilles.

Elles sert d’ancrage à de nombreux micro-organismes.

Cette espèce protégée au niveau régional est présente à l’Est de la Réserve. Cette station comprenant plusieurs milliers de pieds a fait l’objet d’un comptage au moyen d’un quadrat (un carré de 2 mètres de coté) Cette opération a été réalisé avec le concours du Conservatoire botanique Sud – Atlantique.

 

Aromie à odeur de musc Aromia moschata

Longicorne (grandes antennes) aux reflets cuivrés, sa tête est équipée de mandibules puissantes,

Vol lourd et lent.

Habitat : bois de feuillus (saules notamment)

Nourriture : l’adulte consomme du pollen et des feuilles, les jeunes sont xylophages.

Son nom est du à son odeur de musc (elle évoque le parfum de la rose).

 

 

 

Brèves de la Réserve

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