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Écrevisse de Louisiane

                                   

Classification Crustacés
Nom usuel Écrevisse de Louisiane

Nom scientifique

Procambarus clarkii
Région d'origine Elle est originaire de la partie méridionale du centre des Etats-Unis. A la suite d'introductions, on la trouve désormais au sud des grands lacs, de la côte Atlantique à la côte Pacifique. Elle est présente dans le monde entier.
Dates et lieux d'introduction Introduite en France dans les années 70.
Première capture sur la Réserve de Bruges en 1999.
Caractéristiques Couleur généralement sombre, noirâtre dorsalement et orange foncé latéralement ( mais la couleur varie selon l’environnement et en fonction de la mue ). Pèse de 35 à 56 g. pour une longueur totale de 105 à 118 mm.
Modes ou raisons de l'introduction Introduite pour des raisons commerciales (pour compenser la réduction des importations en provenance de Turquie et la disparition des populations d’écrevisses indigènes).

Biologie

Alimentation
Omnivore : elle peut s'attaquer aux têtards de grenouilles, aux pontes, petits poissons, larves diverses...
Elle consomme surtout des plantes aquatiques et semi-aquatiques.
A partir de son trou, l'écrevisse bien ancrée peut se saisir de proies plus volumineuses. 

Reproduction
2 reproductions par an. Une femelle, selon sa taille, donne de 200 à 750 œufs. Les dernières pontes, qui sont liées aux conditions climatiques, ont été observées en Décembre en Aquitaine.

Nuisances ou impacts occasionnés Elle rentre en compétition directe avec les écrevisses indigènes. Procambarus est porteuse saine de la peste des écrevisses (Aphanomyces astaci).
Elle creuse des terriers de près de 2 mètres.
Prolifération inquiétante (2,5 tonnes/hectare dans les marais du Blayais).
Elle augmente la turbidité de l'eau.

Moyens de lutte pratiqués

Aucun projet de limitation n'a été mis en place.
Elle a de nombreux prédateurs (anguilles, poissons chat, crabes chinois, cigognes, hérons, loutres...).
Il n'existe pas de produits chimiques suffisamment sélectifs.
L'introduction de silures glanes dans certains plans d'eau du sud-ouest a permis une réduction notable.
Un assec hivernal permet de tuer les jeunes mais le taux de survie des adultes est important. Un assec estival s'avère illusoire.
La seule méthode véritablement efficace pour limiter la densité est la pêche.
Réglementation Un arrêté est pris en 1983 : il interdit l'importation, le transport et la commercialisation de Procambarus.
Cette espèce est classée « espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques » par l'article R 232. 3 du code rural.
Son introduction dans les eaux soumises à la réglementation est strictement interdite, même à des fins scientifiques.
La réglementation est mal adaptée, des importations de Procambarus sous d'autres noms continuent à se faire.

Informations complémentaires

Elle est résistante aux eaux polluées (elle supporte des teneurs plus élevées que celles indisposant ou tuant les poissons tolérants), et pauvres en oxygène (lorsque l'oxygène vient à manquer l'écrevisse grimpe en surface et utilise l'oxygène atmosphérique).
Lorsqu'un milieu devient défavorable, elle peut parcourir de grandes distances sur la terre ferme.
Procambarus représente 85 % de la récolte annuelle mondiale totale d'écrevisses (50 000 tonnes).
Autres crustacés importés Crabe chinois
Différentes espèces d'écrevisses.

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