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Jussie

                           
Classification Onagracées
Nom usuel Jussie

Nom scientifique

Ludwigia palustris(endémique), Ludwigia peploides et Ludwigia Grandiflora
Région d'origine Amérique du Sud
Dates et lieux d'introduction Naturalisée dans le Gard et l'Hérault, elle est considérée comme envahissante sur la façade atlantique. Elle est présente surtout dans le Sud, mais des foyers continentaux au Nord existent : Allier, Brenne, Bassin Parisien.
Caractéristiques

2 espèces sur la Réserve:
Dans les fossés : Ludwigia peploides
Dans les étangs : Jussiaea grandiflora
J. grandiflora
: pilosité sur la face des feuilles, pédoncules floraux blancs, feuilles non pétiolées et atténuées à la base, non brillantes, vert pâle.
L. peploides: pédoncules floraux rouges, feuilles pétiolées, brillantes, vert foncé.

Modes ou raisons de l'introduction Pour agrémenter les bassins d'ornement.

Biologie

Habitat
Milieux stagnants ou à faible courant, eaux mésotrophes à eutrophes, ubiquiste vis à vis de la minéralisation et du pH. Nécessite un éclairement important.

Reproduction
Forme des tapis flottants denses. Ses tiges se développent de 3 m de profondeur à 80 cm au-dessus de la surface. La colonisation se fait essentiellement par bouturage de fragments de tige, mais elle peut produire des fruits. Un fragment de tige de quelques centimètres, comportant un nœud, peut reconstituer une plante.
Nuisances ou impacts occasionnés

Mauvais écoulement et drainage.
Augmentation du comblement des fossés et perturbation de la pratique de la pêche et de la navigation.
Banalisation écologique des écosystèmes.
Compétiteur très efficace des espèces indigènes, elle est capable de faire régresser et disparaître l'ensemble des hydrophytes enracinées et une partie des hélophytes de petite taille des bords d’eau.

Moyens de lutte pratiqués

Arrachage : peu satisfaisant cela entraîne du bouturage.
Traitement chimique : peu d'effet, la Jussie repousse quelques mois après.
Bâchage : résultats satisfaisants mais cela ne peut se faire que sur une superficie réduite.
Le froid peut la détruire mais les rhizomes, protégés par les sédiments, permettent à la plante de repousser.
Pâturage : en biomasse sèche la Jussie représente 400g/m² dans les zones pâturées contre 600g/m² dans les zones non pâturées.
Taille : les ramifications diminuent mais leur longueur double. Elles se concentrent au niveau du pied qui devient plus touffu ce qui défavorise encore plus les hydrophytes sous jacentes.

Réglementation Les phanérogames aquatiques sont exemptées de contrôle et de "passe-portisation" phytosanitaire ce qui permet de les faire circuler librement.

Informations complémentaires

Il existe une espèce de Jussie endémique, Ludwigia palustris, qui se distingue des espèces exotiques par ses fleurs vertes apétales et ses feuilles opposées.
Autres végétaux importés Lagarossiphon (Lagarosiphon major)
Myriophylle du Brésil (Myriophyllum brasiliense)
Elodée du Canada (Elodea canadensis)

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